Passe au goût amer, le vote du Traité constitutionnel.
J’avais craint que l’espoir de mon Europe ne soit déçu. La gauche – l’autre gauche – m’a déçue aussi. Et je les ai déçus ; je le vois bien.
J’étais un partisan du oui.
Je les crois capricieux ; ils me voient de droite. Moi, qui suis de gauche ; eux, qui sont de gauche. Se réjouissent-ils de leur victoire, ou de ma défaite ?
Se découvre, je le crains, une frontière difficile à franchir pour moi et pour eux.
Commence ici un examen de conscience. Minoritaire parmi les minoritaires, il me faut savoir ce qui, désormais, devra déterminer mes votes futurs ; si même mon vote a un sens. Je sonderai – avec mes visiteurs – les failles qui nous divisent ; les miennes et les leurs. Au fond, on s’y retrouvera peut-être.
Au fond des failles, au fond du puits. Des puits d’ambiguïté, il y en a. Autant de rubriques.
- Le plus décisif : Réalisme ou Utopie
- Le plus incertain : République ou Démocratie
- Le plus glissant : Peuples et Elites
- Le plus déchirant : Libéralisme ou Réformisme
- Le plus nécessaire : Lyrisme et Argumentation
Cette dernière question impose quelques précision.
J’entends m’obliger, ainsi que ceux qui souhaitent poster, à repecter une éthique de la discussion. Là n’est pas le lieu de défouler ses frustrations. Je ne suis pas loin d’attribuer à l’hubris des disputes sur le Traité consitutionnel l’échec du vote et du débat qui l’a précédé.
Un effort de courtoisie est espéré. Est également attendu un effort d’argumentation ; qui suppose d’abandonner les affirmations à l’emporte pièce, les invectives, et les dénonciations de pensée inconvenante. J’y ai, du reste, pris part plus qu’à mon tour.