Le déclin de l’Empire occidental

26/06/2007
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On nomme par convention cette période qui s’étend du début du XXe siècle à la moitiè du XXIIIe siècle.

Mais certains contestent la durée de la période ou l’idée même d’une chute. Il en est pour évoquer un « long déclin« . D’autres prétendent qu’il n’exista rien de tel qu’un Empire, si ce n’est sous une forme culturelle. Il est certain que les diverses tentatives pour constituer une quelconque unité politique n’ont jamais prospéré au delà d’accords contingents.

L’histoire est faite d’imaginaire autant que de réalités économiques et politiques ; et on ne peut écarter que les parties prenantes de l’époque ont analysé la guerre caspienne (2254 – 2256) comme la défaite d’un Empire. D’un côté comme de l’autre.

L’âge d’or occidental est marqué par la domination coloniale du Monde d’un côté, et l’ascension économique et militaire des Etats-Unis d’amérique de l’autre. Les grandes guerres de la première partie du vingtième siècle ont eu pour effet de transférer le pouvoir politique au pôle émergent des Etats-Unis et de confiner l’Europe à un rôle marginal. Pendant les quarante années qui suivirent, l’Europe perdit ses dominions asiatiques et africains. L’Eurasie soviétique naquit puis mourut.

A l’aube du XXIe siècle, l’organisation du Monde apparaissait très incertaine. En Europe on faisait valoir les exigences d’indépendance à l’endroit des Etats-Unis. Mais il est un fait que l’unité de mode de vie et l’intégration économique imposait des convergences politiques. Les besoins de consommation en énergie et en produits manufacturés invitaient les vieilles nations à s’entendre.

Il n’est pas certain que les acteurs d’alors aient admis la réalité de l‘Empire occidental ; en raison, sans doute, des rivalités politiques qui présidaient aux rapports des occidentaux. On ne doit pas négliger cependant les efforts diplomatiques entrepris par les puissances naissantes et concurrentes pour rompre l’axe atlantique. Du côté de l’ancien Empire russe, de l’ancienne confédération chinoise et de la nébuleuse arabo-asiatique.

La période dite du « déclin » est marquée par deux questions.

- Les guerres de l’énergie, qui n’ont cessé jusqu’à la défaite de la Mer d’Aral (2256), ont permis la consolidation de l’Empire occidental ; et ont précipité sa chute.

- Le conflit culturo-informationnel a solidifié la conscience impériale jusqu’à la rupture des accords OMC sur l’économie de l’information en 2098.

Au rang des causes de la chute de l’empire, on avance des séries de raison. La congruence des facteurs a sans doute précipité le déclin politique de l’empire, et après lui, le déclin des formes politiques territoriales traditionnelles.

Le déséquilibre démographique :

Le taux de fécondité n’a pas résisté à la baisse générale du taux de mortalité. D’un point de vue général, la hausse de l’âge moyen de la population a favorisé une préférence pour les situations de rente et les investissements en recherche médicale. Dans certaines parties de l’Empire (Europe orientale), la diminution de la population a conduit les territoires à favoriser l’immigration démographique, mais sans parvenir à rétablir l’équilibre.

Au sein de l’espace russe, la rupture a été d’abord démographique. Du côté européen, la population s’est rapprochée du mode de vie occidental, alors que le Sud et l’Est subissaient l’attraction des modèles arabo-asiatiques et asiatiques. Certains analystes[1] attribuent la dislocation russe à cette évolution démographique exclusivement.

Les déséquilibres économiques :

Les écarts de développements se sont réduits entre empires, mais ont cru au sein des blocs.

Dans la confédération chinoise, les populations urbaines ont connu une croissance rapide de leurs revenus et de leur niveau de vie. Mais l’afflux croissant des populations rurales déclassées a provoqué de fortes tensions sociales. De sorte que les classes urbaines aisées ont été conduite à soutenir le régime autoritaire. Ce dernier s’est efforcé d’obvier la conflictualité latente vers l’extérieur et encouragé l’émigration économique.

Le modèle de déséquilibre chinois de développement a été suivi par l’Inde et le sous-ensemble arabo-asiatique. Dans ce derniers cas, les tensions sociales ont été habillées de la promotion d’une idologie politico-religieuse hostile à l’Empire occidental – au moins dans les premières années du vingt-et-unième siècle.

Il ne faut cependant pas négliger la croissance des investissements immatériels en capital humain durant la période. A la fin du vingtième siècle, l’Inde et la Chine dominaient l’économie de la production manufacturière.

L’empire occidental s’est spécialisé dans la finance et quelques industries de niche. La production de monnaie et d’instruments financiers, appuyée sur la stabilité politique constituait à la fin de la période l’essentiel de la production de biens et services exportables.

Le coffre-fort du monde a masqué pendant un temps sa déliquescence économique par le pouvoir que lui conférait ses capacités de financement. Mais l’émergence de la Communauté sino-indienne (CSI) à partir des années 2090 et surtout la création de la banque centrale asiatique (BCA) a considérablement affaibli le pouvoir d’influence économique des occidentaux.

Les puissances militaires

Elle a été centralisée pour sa production dans le sous-ensemble américain. Mais la supériorité militaire occidentale s’est affaiblie à mesure de la hausse de capacité technologie des nations manufacturières asiatiques.

Les conflits régionaux russo-asiatiques de la seconde partie du XXIe siècle ont permis aux principautés de la nébuleuse arabo-asiatique d’acquérir et de diffuser les technologies militaires de l’Empire russe.

Chine et Inde ont fortement investi dans les armements défensifs et offensifs. C’est l’Inde qui la première a mis au point les armes anti-missiles nucléaires qui ont conduit aux investissements massifs des années 2030 dans l’empire occidental et au déséquilibre de son économie.

On peut dater la supériorité militaire des puissances asiatiques de la guerre de l’Espace (2234) et du Traité sur l’Espace de Beijing (2235). A ce point, la domination stratégique de l’Empire occidental ne demeurait plus guère que dans le souvenir des membres des Etats-majors. Avec les conséquences qu’ont eu ces souvenirs dans le déclenchement de la guerre caspienne.

Sur le plan des causes directes de la chute, on peut avancer l’épidémie de 2251 en Europe. Même si la proportion de victimes était relativement faible au regard des catastrophes sanitaires du moyen-âge, on ne peut négliger l’effet de dépression économique qui en résultat pour une population hédoniste et vieillie.

L’autonomie énergétique de la Chine acquise en 2250 a encore induit une période de forte tension internationale.

Mais c’est le renversement du gouvernement Indien en 2254 et les prétentions irano-pakistanaises sur les hydrocarbures de la région caspienne qui poussèrent l’Empire occidental a exiger l’internationalisation des énergies fossiles.

La suite relève bien sûr de l’anecdote. Et ni les exploits de l’aérospatiale chinoise – largement surévalués – ni la défaite militaire de l’Empire – largement surévaluée également, n’expliquent à elles seules la dislocation de l’Empire occidental qui s’en est suivi.

Comment, sinon, expliquer la chute progressive des Empires et autres unités politiques qui a suivi pendant les trois siècles suivants ?

L‘âge des empires a vécu.

On peut sans doute regretter le romantisme fastueux d’une époque largement mythifiée par les productions senso-mémorielles d’un futur nostalgique. Mais il est un fait que le modèle politique territorial a su montrer sa profonde inadéquation aux technologies nouvelles et l’économie qui en a résulté.

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Notes

[1] L’école Toddienne.

28 commentaires to Le déclin de l’Empire occidental

  1. David-David le 26/06/2007 à 16 h 59 min

    Entre ici, George Orwell!

  2. hanse le 26/06/2007 à 17 h 13 min

    Mais que fait Attali?…

  3. jmdesp le 26/06/2007 à 17 h 23 min

    Des énergies fossiles en 2254 !? A cet époque là, le seul endroit où l’on pourra trouver un baril de pétrole sera au fond d’un musée, et je ne suis même pas sûr qu’il restera une seule parcelle d’uranium à consommer.

    PS : 48 – 29 ? Est-ce que c’est un captcha ou bien un test de calcul mental :-)

  4. jules (de diner's room) le 26/06/2007 à 17 h 30 min

    Pourquoi Orwell ?

    Pourquoi Attali ?

    Pourquoi les énergies fossiles ?

    Parce que c’est une question de coût. On sait qu’il existe des ressources trop coûteuses pour être exploitées aujourd’hui.

    Elles le seront peut-être demain, en combinaison avec des sources d’énergie concurrentes.

    Donc, pourquoi pas ?

    Captcha = plugin qui fonctionne comme il peut sous dotclear mais qui m’épargne des tonnes de spam.

  5. Facultatif, coiffeur en ville le 26/06/2007 à 17 h 46 min

    Bizarre : auriez-vous par hasard été fan d’ »Empire et Dynasties » de Patrick Durand-Peyroles ?

  6. jules (de diner's room) le 26/06/2007 à 17 h 49 min

    Ca ne me dit rien : vous pouvez préciser ?

  7. Facultatif, coiffeur en ville le 26/06/2007 à 18 h 38 min

    Il s’agissait, dans mon souvenir, d’un jeu de rôles remontant aux années 1984-86 que son auteur a par la suite illustré par trois ouvrages dits Anashiva Reahna contant l’histoire colossale d’un univers colossal à tous les sens du terme. Ce que j’en avais retenu était une espèce de religion de la raison, une impression diffuse et erronnée de lente décadence que ne compensaient guère que des recivilisations locales éphémères, et une relation relativement mystique à la technologie et la puissance (et notamment, une déconnexion de la notion de science et de progrès du politique ou des institutions).

    (NB: Pour votre analyse sur les ressources fossiles, je ne suis pas certain que vous trouveriez aisément un titulaire d’une maîtrise de physique ou mieux qui souscrive à votre analyse)

  8. jules (de diner's room) le 26/06/2007 à 18 h 51 min

    Ca ne me dit rien.

    En revanche, je maintiens mon hypothèse sur les ressources fossiles : ce n’est pas une affaire de ressource, mais de technique et d’économie.

  9. Facultatif, coiffeur en ville le 26/06/2007 à 19 h 02 min

    En parlant d’économie, ça mériterait un pari, ça :-) Ptet même que ça existe déjà sous la forme de produits dérivés (financiers)

  10. FrédéricLN le 26/06/2007 à 20 h 02 min

    Joli billet, qui invite à chercher plus d’information (sur google ?) :

    quel a été le déclencheur de la création de la BCA, décisive dans le basculement du rapport des forces financières ?

    quelle a été la nature du conflit culturo-informationnel ?

    pourquoi les guerres énergétiques ont-elles eu lieu plus d’un siècle et demi après l’épuisement du pétrole, des décennies après la fin du charbon ?

    Le rapport entre la domination spatiale, et ces trois phénomènes, aurait pu être mieux précisé, à mon humble avis. La déterritorialisation de la Banque centrale asiatique n’a en effet été permise que par une maîtrise militaire suffisante de l’orbite géostationnaire. Ce qui m’étonne, c’est que la contre-offensive (vaine) des Occidentaux ait tardé autant.

  11. David-David le 26/06/2007 à 20 h 49 min

    Orwell, pour le côté prospective géopolitique

    (tiens? faudrait que je relise 1984, moi…)

  12. kst le 26/06/2007 à 23 h 10 min

    A voir pour ceux qui ne le connaissent pas déjà : « Oil, Smoke & Mirrors » de Ronan Doyle (2006) (VO/VOSTF). C’est une excellente introduction à cette problématique des « guerres de l’énergie », actuelles et sans doute à venir…

  13. jules (de diner's room) le 26/06/2007 à 23 h 27 min

    La création de monnaie est un instrument de puissance. Ces mêmes raisons qui présidèrent à l’adoption de l’Euro permirent un système des monnaies asiatiques contraint ; avec une monnaie de compte façon ECU : le Zen Unit.

    Le conflit culturo informationel était lié au monopole de la maîtrise de l’adressage IP par une compagnie des Etats-Unis. Plusieurs réseaux parallèles ont vu le jour, aussi bien matériels (cablages) que protocolaires.

    Des Etats arabo-asiatiques et l’Inde ont financé et diffusé la production de logiciels qu’ils ont diffusés largement.

    Mais les technologies employées faisaient fi des règles internationales de propriété intellectuelle. Des paradis numériques ont été soutenus par les puissances émergentes pour destabiliser la puissance commerciales de l’Empire occidental et créé des brèches par lesquelles ils ont pu se glisser.

    le pétrole et le gaz naturels sont encore loin d’être épuisés en 2050, mais leur production n’est plus guère rentable que dans le triangle russo-perso-caspien.

    La plupart des nations ont adopté pour une part l’énergie nucléaire. Mais la croissance répide des équipements a engendré une tension sur le marché de l’uranium et sur le marché des ingénieurs spécialisés.

    les européens ont proposé la neutralité territoriale de l’émission de monnaie. Mais les américains s’y sont opposé strictement. A raison.

  14. pexi le 27/06/2007 à 0 h 13 min

    Sur l’évolution de la Chine je dirais qu’ils sont déjà conscient des risques que provoquent l’aflux de poaysans pauvres vers les grandes villes et ils ont déjà mis en place un plan de création et de développement de villes intérieurs de taille moyenne (quelques millions d’habitants) à raison d’une ville tous les deux ans (sic). Donc ils sont en train de prévenir les risques d’immigration chinoise. Ils mettent aussi en place un réseau de ports secondaires sur toute la côte chinoise.

    Sur les énergies, le système panneau solaire, pile à hydrogène est prêt depuis plus de 25 ans http://www.ovonics.com mais tous les futurologues consultés ont dit que la réaction naturelle des citoyens qui ne payent plus de gaz, d’électricité, d’essence pour une voiture qu’il ne faut plus changer et qui ne tombe pas en panne serait de se demander pourquoi cette police pour les pv et ces politiciens pour soutenir ces militaires qui ne pensent qu’à faire la guerre aux amis que l’on s’est fait lors de nos dernières vacances depuis que l’on ne doit plus travailler pour payer toutes ces dépenses énergétiques inutiles alors on l’a mis au placard en attendant…

  15. Facultatif, coiffeur en ville le 27/06/2007 à 7 h 46 min

    « La création de monnaie est un instrument de puissance. »

    Et l’instrument de construction de tous les modèles de société occidentaux contemporains, bien plus que la loi, d’ailleurs.

    Le jour où les soit-disant marxistes comprendront ce que savait déjà l’empereur Hadrien, à savoir, que le jeu des monnaies régule bien plus sûrement l’économie que le centralisme démocratique, alors, leurs utopies auront une vague chance de se réaliser.

  16. RedMorgan le 27/06/2007 à 12 h 48 min

    Intéressant, mais je pense que l’évolution de l’information grâce à l’informatique risque de peser lourd dans les choix politiques, un petit paragraphe dessus n’aurait pas été pour me déplaire. Sinon si je ne m’abuse 1901-2000 : XXème siècle 2001-2100 : XXIème siècle 2101-2200 : XXIIème siècle 2201-2300 : XXIIIème siècle Erreur de frappe dans l’introduction ? « On nomme par convention cette période qui s’étend du début du XXe siècle à la moitiè du XXIIe siècle. » « la guerre caspienne (2254 – 2256) » Merci et bonne continuation.

  17. jules (de diner's room) le 27/06/2007 à 12 h 53 min

    Je corrige la faute : pour l’évolution de l’information, quelques éléments dansun commentaire juste au dessus.

  18. mâme michu le 27/06/2007 à 14 h 27 min

    Si je me souviens bien, vous vous essayâtes déjà à l’exercice avant le premier tour des élections sans beaucoup de succès, si mes souvenirs sont exacts…

    On prévoit avec les éléments que l’on a dans la main, or il se trouve que dans 10 ans seulement les données actuelles ont toutes les chances d’être différentes, et toute prédiction relève du marc de café ou a un but idéologique trés présent!

  19. jules (de diner's room) le 27/06/2007 à 14 h 32 min

    Oui, c’est fou ce que je suis aisément dévoilé…

    Sous l’exercice de distraction de mes lecteurs ne nichent les plus viles aspirations propagandistes.

    Pour quoi, au fait ?

  20. Irul le 27/06/2007 à 16 h 43 min

    Bravo Jules.

    Une intéressante proposition de ce qui pourrait être vu à travers de nombreux aspects de ce qui a été.

    Fort heureusement, je risque de ne pas vivre plus loin que le premier chapitre.

  21. Facultatif avec son fusil à tirer dans les coins ? le 27/06/2007 à 17 h 19 min

    « Sous l’exercice de distraction de mes lecteurs ne nichent les plus viles aspirations propagandistes. »

    Je ne vous savais pas économiste ?

  22. Facultatif, coiffeur en ville le 27/06/2007 à 17 h 41 min

    Tiens : on fait un peu de prospective ailleurs…

    http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3234,36-928476@51-869296,0.html

    « ….C’est ce que je dis. Malgré la forte hausse du prix du baril, qui leur permettait d’investir, les « majors » n’ont pas pu reconstituer leurs réserves ! voir infographie : « Taux moyen de remplacement des réserves des cinq principales compagnies pétrolières internationales ». »

  23. jules (de diner's room) le 27/06/2007 à 17 h 46 min

    Pourquoi économiste ?

    Et je ne faisais pas vraiment de prospective ; plutôt de l’anticipation fictive à visée ludique. Mais bon, cela ne semble pas déplaire.

  24. Facultatif, coiffeur en ville le 27/06/2007 à 18 h 29 min

    Par exemple à cause de bouquins de ce genre, pour choisir un exemple d’actualité :

    http://alain-lambert-blog.org/index.php?2007/06/26/1156-petit-precis-d-economie-appliquee-a-l-usage-du-citoyen-pragmatique

    Mais je l’admets bien volontiers : mon dernier propos n’était qu’un geste de cruauté gratuite (encore de l’économie)

  25. FrédéricLN le 28/06/2007 à 17 h 42 min

    à jules #13 : merci pour ces rappels.

    Mais où avais-je donc la tête ?…

  26. Facultatif, coiffeur en ville le 29/06/2007 à 8 h 28 min

    Tiens, cette fois, c’est Libé qui illustre quelle quantité d’eau et de gaz naturel il faut consommer pour produire un baril de pétrole dans les gisements encore peu exploités :

    http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/264166.FR.php

    Notez ceci : alors que la production, bien que significative, du gisement le plus prometteur du monde démarre à peine, il faut déjà consommer la moitié du débit d’une rivière pour la fournir.

    J’avoue craindre que les perspectives de progrès techniques significatifs à horizon visible dans les technos aussi primitives que le lavage, du chauffage et de la filtration ne soient très improbables.

    (et encore, je vous épargne les simples questions écologiques : je m’en tiens à l’économie)

  27. narvic le 30/06/2007 à 11 h 42 min

    Un autre scénario intéressant, mais très différent :

    « Nous devrions être témoins bientôt du commencement d’une nouvelle compétition pour l’hégémonie. Au fur et à mesure que la position des États-unis s’écroule, lentement mais à vue d’œil, deux prétendants à la succession devraient apparaitre et commencer à se faire les muscles. Dans la situation actuelle, il ne peut s’agir que du Japon et de l’Union européenne. Suivant le schéma des deux luttes précédentes pour la succession – l’Angleterre contre la France pour la succession hollandaise ; les États-Unis contre l’Allemagne pour la succession de la Grande-Bretagne – nous devrions en théorie nous attendre, mais pendant une période qui s’étendra sur les cinquante à soixante-quinze prochaines années, à ce que la puissance maritime et aérienne que représente le Japon parvienne à transformer la puissance hégémonique précédente, les États-Unis, en partenaire junior, et commence à entrer en concurrence avec l’Union européenne, puissance terrestre. Leur lutte devrait culminer en une « guerre (mondiale) de Trente Ans » et se terminer par le triomphe probable du Japon. »

    Ce texte de l’historien américain Immanuel Wallerstein (extrait de « L’histoire continue ») date de 1999. Ça nous met la fin de la guerre mondiale Europe-Japon autour de 2080 – 2100…

  28. FrédéricLN le 30/06/2007 à 14 h 35 min

    Concernant le « peak oil », la raison est assez simple : la taille de la terre est finie. On a déjà exploré à peu près partour. Les nouveaux gisements sont très petits (ceux qui étaient passés entre les mailles) ou très coûteux en énergie. Il est donc à peu près certain que l’avenir à court terme est le charbon, qui existe en plus grande quantité, mais dont le rendement est moindre -> accélération de l’effet de serre.

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