On peut rager à merci sur les péripéties picrocholines du jeu de l’ouverture.
Les socialistes semblent considérer que le seul fait de participer à une commission constitue une atteinte au principe de l’opposition démocratique. Il y en aura pour juger que la gauche se complaît dans une posture infertile. Le mal est en Sarkozy et chacun de ses actes en porte l’empreinte.
Mais les chamailleries estivales – ou presque – agitent à peine l’accord profond qui semble sourdre des discours des uns et des autres.
Le Parti socialiste se félicite de la décision de la Cour d’appel de Paris déclarant le contrat « nouvelles embauches » non conforme à la convention 158 de l’OIT.
Je dirais bien qu’il n’y est pas pour grand chose. Si ce n’est peut-être le point qui trouve grâce aux yeux d’Alain Vidalies, rédacteur du communiqué.
Comme le rappelle la Cour d’appel, le CNE « va à l’encontre des principes fondamentaux du droit du travail (…) et prive les salariés des garanties d’exercice de leur droit au travail ». Elle ajoute même : « Dans la lutte contre le chômage, la protection des salariés dans leur emploi semble être un moyen au moins aussi pertinent que les facilités données aux employeurs pour les licencier ». Avant de conclure : « Il est pour le moins paradoxal d’encourager les embauches en facilitant les licenciements ».
J’estime pour ma part – et je ne suis pas le seul – que cette considération, d’une évidence économique contestable, ouvre opportunément un moyen de cassation. Si bien que loin de constituer une motivation à applaudir, il eut fallu la critiquer. Mais foin, pourquoi s’atteler à la pédagogie critique lorsqu’on peut s’abandonner aux vagissements superficiels.
Et je me prends à espérer que le renouveau idéologique du Parti socialiste trouve son chemin vers un plus de sagesse en matière juridique et économique. A défaut, un peu moins de malhonnêteté.
Le Parti socialiste peut se féliciter, sans doute. Il participe à sa manière à l’appauvrissement du débat en la matière.
Le problème, au reste, n’est pas tant que les français ne comprennent rien à la théorie économique, mais qu’ils n’y veulent rien entendre. C’est du moins ce que je retire de la lecture des commentaires laissés sous le billet d’Olivier Bouba Olga.
On aurait pu croire que la critique de l’empirisme – teinté d’hostilité à la science – de Nicolas Sarkozy séduirait les lecteurs de Libération. Mais pour une bonne part d’entre eux, c’est le point de vue du savant qui est suspect. Non pas le propos lui-même, mais le fait qu’il soit l’oeuvre d’un savant.
Les juristes et les économistes ont la désagréable habitude de poser des contraintes, il est vrai. Le droit le fait par mission, l’économie, parce que c’est son objet. Et il appartient de façon générale à la science de déterminer les limites que rencontre la volonté humaine.
Il est ambitieux de repousser les contraintes. Il n’est pas sage de refuser qu’il en existe.
C’est d’ailleurs, me semble-t-il, l’un des caractères du discours de Nicolas Sarkozy. Le volontarisme politique résonne en creux comme le refus des limites. Du renversement des « tabous« , il a fait un étendard. Un esprit sceptique jugerait que le refus des contraintes – comme des tabous – est la marque, c’est selon, de l’infantilisme, ou d’un maturité bien perturbée.
Aussi bien l’écume des gémissements socialistes ne trouble-t-elle pas l’onde commune. Elle lui fait sillage.
Dans l’eau sombre du lyrisme politique, si fade soit-elle, Nicolas Sarkozy nage avec son opposition. Mais il nage mieux.
Ignorance is strength.
Ignorance is strong
« la gauche »
Non, non, non, non….
Alain Vidalies est un des derniens marxistes du PS… Cette phrase étonnante de la Cour d’appel reflète sa méconnaissance en économie. Non pas que ce soit forcément faux, en tout cas ce n’est pas une évidence.
Sur Jack Lang, il n’est pas sanctionné car participant à une commission. Il est sanctionné car il se complet dans le débauchage individuel. Cette commission doit trouver du consensus, car une réforme constitutionnelle a besoin du PS. Donc le PS estime qu’il doit désigner une personne le représentant pour y siéger. Cela ne parait pas absurde…
Donc arrêtons de racconter n’importe quoi
Il semblerait que la senilite commence par la tete.
Et ce vieux Jack-les-UV appartement place des Vosges qui quitterait le parti du peuple, quelle perte tout de meme.
Que de damnes de la Terre doivent se sentir orphelins et ecraser des larmes en plastique sur leurs joues.
Trop de douleur, je m’en vais lire les pages saumon du Figaro.
Bien a vous