L’europe par les jeunes : rencontre avec Jean-Pierre Jouyet

15/09/2008
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Mercredi dernier, alors que l’Ă©tĂ© tentait une timide — quoique tardive — apparition, je me rendais Ă  un entretien avec le secrĂ©taire d’Ă©tat aux affaires europĂ©ennes sous le chaperonnage bienveillant de la Netscouade.

Et je n’Ă©tait pas seul. Cyrille, Damien — de lieu-commun.org, Quitterie Delmas, Vincent Ducruet, Eric L’Helgoualc’h, comme Natacha et Sacha Quester SĂ©mĂ©on de memoirevive.org m’accompagnaient.

Ou plutĂ´t les accompagnai-je. J’arrivai en effet bon dernier, bĂŞtement retardĂ© par ce qu’il est convenu de nommer avec pudeur dans l’industrie ferroviaire un « incident technique » — et qui se rĂ©vĂ©la une mesquine et vulgaire rupture de catĂ©naire. On ne dira jamais assez combien la rupture de catĂ©naire nuit Ă  l’image de chemins de chemins de fer dont les aĂ©roplanes envient l’arrogante vitalitĂ©.

En été, la rupture de caténaire échaude également le voyageur.

Autant dire que c’est le gosier bien sec que je prĂ©sentai mes respect Ă  Monsieur le Ministre[1].

A cet Ă©gard — c’est une incise — les pouvoirs publics, dont la prĂ©voyance est proverbiale, ne doivent pas ignorer que le blogueur est de cette espèce de sociĂ©tĂ© — comme hier le syndicaliste[2] — qui ne dĂ©daigne pas les rafraĂ®chissements lorsqu’il goĂ»te la compagnie des puissants comme des modestes.

Nous voilĂ  donc installĂ© dans force fauteuils et canapĂ©s rĂ©publicains. De larges vitres laissent le soleil de septembre s’Ă©puiser contre la dĂ©coration de bois clair.

L’on demande au ministre de prĂ©senter le Forum de paroles d’europĂ©ens des 10 et 11 octobres prochains. Il s’exĂ©cute[3].

Et vient le temps de l’entretien : avons-nous des questions ?

Après avoir attendu les quelques secondes qu’impose la prĂ©sence de demoiselles et la dĂ©fĂ©rence que l’on doit aux autoritĂ©s, je me lance.

Qu’il soit dit ici que la simplicitĂ© de mon ramage ne le rend en rien Ă  celle de ma plume. Autrement dit, après avoir posĂ© ma question je ne suis pas certain de comprendre ce que je viens de dire. Mais en substance, mon premier propos est le suivant :

— Le forum rĂ©unit de jeunes europĂ©ens qui formuleront des propositions portĂ©es devant un comitĂ© des sages. Celles-ci doivent alimenter les rĂ©flexions sur l’avenir de l’Europe. Cependant, la construction europĂ©enne est faite par des vieux barbons personnes mures pour des vieillards[4]. Que peut-on donc espĂ©rer de l’accueil fait par qui reprĂ©sente — par hypothèse — l’intĂ©rĂŞt des vielles personnes aux propositions faites par des jeunes gens — que l’on suppose tournĂ©es vers un horizon plus lointain[5] ?

La rĂ©ponse est quelque peu Ă©vanescente. Mais pour l’essentiel, Jean-Pierre Jouyet fait valoir que les jeunes personnes sont, tout autant que les vieillards, sensibles Ă  certains problèmes, tels que la sĂ©curitĂ© par exemple.

Je laisse lĂ , car mon interrogation m’apparaĂ®t stĂ©rile. Il est un fait que le pouvoir est fort souvent exercĂ© par des personnes âgĂ©es. Et il n’est pas dĂ©montrĂ© que celles-ci fassent passer les prĂ©occupations de leur âge devant celles d’un avenir qu’ils ne connaĂ®tront pas. On doit sans doute s’inquiĂ©ter davantage des effets du vieillissement de la population dans une dĂ©mocratie ; mais les institutions de l’Union nous prĂ©servent aujourd’hui d’une acrimonieuse pression de l’opinion publique.

Peut-ĂŞtre pas pour le mieux, d’ailleurs.

Il est entendu — c’est un thème de la rencontre de Nantes — que l’Union europĂ©enne peine Ă  rencontrer ses citoyens. La dĂ©mocratie europĂ©enne — c’en est une — a le reflet froid de procĂ©dures lĂ©chĂ©es, mais manque de la chaleur vocifĂ©rante que l’on goĂ»te sur le vieux continent. Ce doit ĂŞtre l’hĂ©ritage attique ; on aime bien s’Ă©chauffer.

Repoussant d’une chiquenaude le sentiment de monopoliser le dĂ©bat, je poursuis.

Les rencontres de Nantes m’apparaissent comme une tentative de faire naĂ®tre une forme d’opinion politique europĂ©enne[6]. Une façon d’intĂ©resser les citoyens Ă  leur sort en leur donnant l’occasion de peser sur le dĂ©bat public.

Mais il est un fait que tout concoure en Europe Ă  stĂ©riliser le dĂ©bat public. Passons sur le multilinguisme[7], il reste que le fonctionnement de la prise de dĂ©cision en Europe ne favorise guère l’implication des citoyens. Et ceux-ci en conçoivent une triste rancĹ“ur — voire une rancune, quelle infortune.

Je donne pour exemple les directives.

La directive est cet acte juridique qui vise Ă  fixer un cadre au sein que les États membres doivent adapter compte tenu de leurs traditions nationales. Elle ne s’applique donc pas directement au citoyen de l’Union, mais s’impose Ă  lui par la voie d’un texte pris par son autoritĂ© nationale quelques temps plus tard[8].

De fait, certaines lois dites « de transposition » ont suscitĂ© l’Ă©moi en France alors qu’elles rĂ©sultaient directement de directives passĂ©es dans une quasi-indiffĂ©rence[9]. Autant dire qu’il est des raisons de penser que le dĂ©bat public devrait naĂ®tre lors de l’adoption des directives et non pas Ă  l’occasion des lois de transposition. Faute d’une opinion publique europĂ©enne, les opinions publiques nationales se trouvent dĂ©possĂ©dĂ©es — et frustrĂ©es. Pour ne rien dire du dĂ©bat public europĂ©en, que l’on peut sans excès qualifier d’inexistant.

Jean-Pierre Jouyet fait d’abord valoir l’intĂ©rĂŞt de la lĂ©gislation par directives : des traditions nationales diffĂ©rentes s’accommodent mal de la rigiditĂ© du règlement. Puis il souligne que la directive est un compromis nĂ©cessaire.

Je conviens de l’un et de l’autre. Mais il me semble que l’efficacitĂ© juridique et politique de cette mĂ©thode de lĂ©gislation a un prix en termes de dĂ©bat public europĂ©en. Et elle contribue Ă  Ă©largir la distance que les europĂ©ens se plaisent Ă  entretenir avec leurs institutions.

Sans compter le crĂ©dit un peu mesquin que savent retirer les dirigeants nationaux de l’imputation bruxelloise ; c’est une façon — lâche — de se blanchir Ă  peu de frais que de se dĂ©fausser sur la directive en vilipendant une instance lointaine et mĂ©connue. C’est que — pour qui l’ignore — les directives sont prises par les dirigeants europĂ©ens rĂ©unis en Conseil. De sorte qu’on les voit souvent rager aujourd’hui de ce qu’il firent hier sous le manteau.

Je cède, rappelĂ© par la patrouille, la parole Ă  Damien. Ce dernier soutient que lors de l’affaire georgienne, une diplomatie europĂ©enne n’a pas rĂ©sultĂ© d’un consensus, mais de la politique du fait accompli. Le PrĂ©sident Sarkozy a engagĂ© l’Europe sans en rĂ©fĂ©rer Ă  ses partenaires selon les procĂ©dures habituelles[10]. Avec quelque succès, du moins, sur l’existence d’une voix unique de l’Europe.

Jean-Pierre Jouyet l’admet — sans dĂ©plaisir et avec quelque espièglerie. Et d’en profiter pour souligner l’importance d’une continuitĂ© nĂ©cessaire dans la diplomatie europĂ©enne ; continuitĂ© que pourraient assurer un PrĂ©sident unique de l’Union et un haut reprĂ©sentant aux affaires Ă©trangères. Bref, ce que prĂ©voit le traitĂ© modificatif rejetĂ© par l’Irlande.

Natacha Ă©voque la naissance d’une e-dĂ©mocratie[11] europĂ©enne au travers des blogs et forums. Jean-Pierre Jouyet la suit.

Il me semble que les mĂ©dias d’expression personnelle permettent surtout l’Ă©change des idĂ©es. Il s’agirait donc surtout d’un e-dĂ©bat public. Le problème, bien sĂ»r, rĂ©side dans la diversitĂ© linguistique.

La e-dĂ©mocratie, consisterait Ă  adopter des procĂ©dures de vote par voie Ă©lectronique. Une façon de rĂ©duire les distances et le temps ans doute. Et peut-ĂŞtre de faire naĂ®tre un dĂ©bat public, nĂ©cessitĂ© faisant loi. Il s’agit d’un enjeu qui dĂ©passe celui de l’Europe, cependant, mĂŞme si cette dernière peut prĂ©tendre Ă  nourrir l’expĂ©rience.

Pour finir, Vincent soutient l’idĂ©e d’un jour de fĂŞte europĂ©en. De fait, la 9 mai est la fĂŞte de l’Europe, mais ce jour n’est pas chĂ´mĂ©. Vincent entend, me semble-t-il, que le symbole europĂ©en s’impose, quitte Ă  se substituer Ă  quelque jour de commĂ©moration nationale — comme le 8 mai ou le 11 novembre.

Jean-Pierre Jouyet, après avoir tĂ©moignĂ© de son intĂ©rĂŞt pour la proposition, fait valoir que l’Europe se fonde sur une histoire et qu’il n’est pas bon que la mĂ©moire fuie les europĂ©ens. De lĂ  une rĂ©ticence Ă  l’idĂ©e de supprimer les fĂŞtes commĂ©moratives.

Sans doute la mĂ©moire collective n’est-elle pas dĂ©pourvue de fonction politique. Cependant, la mĂ©moire n’est jamais que l’histoire amputĂ©e de l’oubli. Toute mĂ©moire est rĂ©siduelle. Et lorsqu’il s’agit d’en faire un instrument politique, il est tout a fait loisible de plonger dans les limbes — dans les programmes scolaires — ce qui ne sert pas l’Ă©dification collective[12]. Si donc l’histoire est affaire de mĂ©thode, la mĂ©moire est une question politique ; une question sur laquelle exercer sa volontĂ©.

Comme la pratique linguistique, du reste…

Une opinion politique europĂ©enne — et la dĂ©mocratie vivante — naĂ®tra sans doute d’une opinion publique. Ce qui supposera de dĂ©laisser la dĂ©fense de la diversitĂ© linguistique au profit de quelque sabir vernaculaire[13].

Le prix Ă  payer de cette rive lointaine dont on ne voit que la falaise.

Mais après tout, il n’est si loin ce temps oĂą l’on bretonnait joyeusement en terre nantaise[14].

Notes

[1] Le protocole exige que l’on honore le secrĂ©taire d’Ă©tat du titre de ministre, nonobstant la placiditĂ© administrative du titre.

[2] Aujourd’hui affadi par l’abus de substances aqueuses.

[3] En attendant la vidĂ©o de l’entretien, voici une prĂ©sentation officielle.

[4] La part des personnes âgées dans la population européenne ne cesse de croître.

[5] Encore que l’honnĂŞtetĂ© commande le scepticisme. Les jeunes personnes, faute d’avoir assez vĂ©cu peut-ĂŞtre, prĂ©fèrent souvent les gains du jour aux promesses de la transcendance. Des promesses de transcendance auxquelles disposent peut ĂŞtre mieux la proximitĂ© de la mort.

[6] Le terme emporte le scepticisme de Jean-Pierre Jouyet ; mais la suite de l’entretien montrera qu’il en admet les vertus.

[7] Une exigence égalitaire louable, mais fort peu propice à la circulation des passions.

[8] Parfois bien tard lorsqu’il s’agit de la France.

[9] Songeons par exemple Ă  la loi DADVSI, issue d’une directive EUCD.

[10] Mais non sans consultation, nous rassure Jean-Pierre Jouyet.

[11] Pardonnez le gallanglicisme.

[12] Le 14 juillet fut choisi comme fĂŞte nationale Ă  la fin du XIXe siècle ; et encore s’agit-il de cĂ©lĂ©brer la fĂŞte de la fĂ©dĂ©ration du 14 juillet 1790 et non pas la prise de la Bastille.

[13] Comme le bas latin.

[14] Discret rappel de la manifestation des 10 et 11 octobre prochains.

10 commentaires to L’europe par les jeunes : rencontre avec Jean-Pierre Jouyet

  1. MB le 15/09/2008 Ă  19 h 44 min

    Sauf votre respect, je crois que l’on n’a jamais bretonnĂ© en terre nantaise. On y parlait le gallo.

    Pourquoi une opinion publique europĂ©enne devrait-elle ĂŞtre monolingue ? Comment font-ils en Suisse et au Canada ?

  2. Jules (de diner's room) le 15/09/2008 Ă  19 h 54 min

    On prĂ©tend pourtant parfois que Nantes se trouve en Bretagne, mais baste…

    Sinon, vous oubliez la Belgique, avec le succès que l’on sait. Mais foin. C’est une chose que de partager deux ou trois langues ; c’en est une autre que de s’en dĂ©brouiller avec vingt-cinq.

  3. MB le 15/09/2008 Ă  20 h 27 min

    Oui, j’avoue avoir « oubliĂ© » la Belgique. Avec une certaine mauvaise foi :) .

    On pourrait aussi remarquer que dans tous les pays multilingues, sauf peut-ĂŞtre la Suisse aujourd’hui, pour que cela « marche », il faut une langue dominante : le français en Belgique au XIXe siècle, l’anglais au Canada.

    Je crois que c’est Claude Hagège qui expliquait qu’il Ă©tait Ă  la portĂ©e de n’importe qui de parler deux langues mais d’en comprendre six ou huit. Ce pourrait ĂŞtre une solution : chacun parle dans sa langue, chacun rĂ©pond dans la sienne.

    J’ai trouvĂ© ceci et cela sur le sujet (pas lus en entier).

  4. Facultatif, coiffeur en ville le 16/09/2008 Ă  7 h 29 min

    « Le problème, bien sĂ»r, rĂ©side dans la diversitĂ© linguistique. »

    A-t-on prĂ©cisĂ© Ă  Mr Jouyet que s’il est vrai que les membres de son comitĂ© d’experts aurait certainement les plus grandes peines du monde Ă  s’exprimer en anglais, nombre de jeunes europĂ©ens baragouinent trois langues et plus ?

  5. Jules (de diner's room) le 16/09/2008 Ă  8 h 02 min

    Ce n’est pas Jean-Pierre Jouyet mais votre serviteur qui fait valoir cet argument.

    Et le multilinguisme demeure un enjeu, quoiqu’il existe un anglais dĂ©gradĂ© bien parlĂ© de par l’Europe. Car il faudrait, en plus d’une langue commune, que l’usage des autres s’affadissent.

  6. Facultatif, coiffeur en ville le 16/09/2008 Ă  8 h 18 min

    Ha ! Mes excuses alors.

    Au risque de succomber Ă  l’idiosyncrĂ©tisme (le français n’Ă©tant pas ma langue maternelle), je ferais une remarque : le problème du multilinguisme en politique n’est pas un problème qui intĂ©resse le citoyen.

    L’homme politique penser que sa langue maternelle vĂ©hicule, dans ses structures, ses formes, son lexique, une partie de sa culture, et, ce qui l’intĂ©resse d’avantage, la silhouette des institutions dans lesquelles il exerce le pouvoir : il s’intĂ©resser donc au rayonnement de sa langue en pensant que l’usage de celle-ci lui donne un avantage concurrentiel.

    Le simple citoyen, gĂ©nĂ©ralement dĂ©mocrate convaincu faute de mieux s’en branle et se contente d’essayer de comprendre ce que dit son voisin : par exemple, pour mieux contredire ses propres politiciens, dont les arrières-pensĂ©es sont toujours transparentes.

    Ne nous imaginons donc pas qu’il existe un problème d’opinion publique europĂ©enne : cette opinion s’exprime dĂ©jĂ  : sur les questions Ă©cologiques, de developpement durable, de pouvoir d’achat, d’accès aux formes des arts et sciences, elle a dĂ©jĂ  contredit Ă  plusieurs reprises l’institution. Elle s’opposera certainement tĂ´t ou tard, et sans doute bientĂ´t Ă  la Cour EuropĂ©enne de Justice. Autant dire que ce sont plutĂ´t les politiciens qui feraient bien de prendre garde Ă  ne pas se laisser piĂ©ger par leurs propres prĂ©-supposĂ©s.

  7. Paul le 16/09/2008 Ă  14 h 33 min

    Ce qui m’ennuie avec l’Europe, c’est qu’elle a bon dos. Je m’explique : puisque personne n’a la charge de dĂ©fendre les institutions europĂ©ennes dans les Ă©tats membres, nos chers politiques ont pris l’habitude de voter toutes les dĂ©cisions « sensibles » au niveau europĂ©en, et de protester ensuite devant les concitoyens contre « ce que nous impose Bruxelles ».

    Et aucun de nos journalistes n’a le bon goĂ»t d’exercer son sens professionnel en analysant la cohĂ©rence des positions pris au niveau europĂ©en / national / local de nos politiques.

    De toute façon, la cohĂ©rence est une qualitĂ© que, pas plus que l’intĂ©gritĂ©, ne n’exigeons plus aujourd’hui de nos reprĂ©sentants.

  8. Facultatif, coiffeur en ville le 16/09/2008 Ă  21 h 34 min

    Je ne vois vraiment pas qu’attendre dans ce secteur d’une presse qu’on sait dĂ©pendante de ses annonceurs lorsqu’on sait l’influence qu’ont ses mĂŞmes annonceurs sur la dĂ©finition des ces fameuses « dĂ©cisions sensibles » que nos politiciens font prendre Ă  l’europe faute d’avoir le courage de les assumer chez eux.

    Et encore, dans le cas de la riposte graduĂ©e par exemple, supportĂ©e Ă  la fois par l’industrie mais aussi le gouvernement français Ă  l’Europe, on observe que c’est plutĂ´t la politique nationale française qui inspire la politique europĂ©enne plutĂ´t que l’inverse : preuve s’il en fallait que nos gouvernants d’aujourd’hui assument mieux leurs opinions que ceux d’hier.

  9. Cimon le 19/09/2008 Ă  11 h 29 min

    Et encore, toutes les langues europĂ©ennes ne sont-elles pas sur un pied d’Ă©galitĂ©. Les catalans, avec leurs près de 10 millions de locuteurs revendiquĂ©s (j’essaie d’avoir un Ĺ“il critique sur ce chiffre <a href="http://lemodesteblogdecimon.blogspot.com/2008/05/sur-lusage-relatif-du-castillan-et-du.html">ici</a>) comprennent difficilement que leur langue ne soit pas officielle alors que d’autres bien moins pratiquĂ©es (mais disposant d’un État propre ou d’un État bienveillant, comme l’Irlande avec le GaĂ«llique) sont officielles.

    Bref, on n’est pas rendu.

  10. aide juridique le 30/09/2008 Ă  10 h 46 min

    On prĂ©tend pourtant parfois que Nantes se trouve en Bretagne, mais baste…

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