Et le président vint.
C’était lors d’un entretien que Carla Bruni-Sarkozy accordait aux lectrices du magazine Femme actuelle. Entre deux propos sur les positions de l’Église catholique et la révélation du contenu de son sac à main, voici que son époux entre dans la pièce, un dossier à la main.
Après de brèves salutations, le Chef de l’État s’assoit sur le bras d’un fauteuil occupé par l’une des visiteuses. La scène me rappelle, étrangement renversée, Yves Mourousi posant une fesse sur le bureau devant lequel était assis François Mitterrand, président d’alors.
Ce n’est rien de dire que les propos échangés sont de la plus grande banalité. A peine le Président glisse-t-il sa future rencontre avec le Premier Ministre Irakien. Et puis il y a les chiens…1 Plus d’une minute sur les chiens, leurs rapports avec leurs maîtres et maîtresses et leurs rapports respectifs.
Les lectrices complimentent le Président sur sa femme, l’un et l’autre sur leur couple.
Ah, perfection du couple.
Carla Bruni-Sarkozy n’a de cesse de témoigner son affection à son mari, qui le lui rend bien. De ces signes que l’on échange pour signaler à autrui la tendresse qui unit.
Jusqu’à ce « bon courage, Chouchou« , lancé par Carla Bruni-Sarkozy au Président qui semble, à regret, quitter la réunion tupperware pour aller régler les problèmes du monde.
« Bon courage, Chouchou… »
Je n’ai rien contre les diminutifs amoureux, non plus que pour leur expression publique, quoiqu’elle puisse apparaître quelque peu impudique. Mais je concède un certain embarras devant cette mise en scène spectaculaire de l’intimité du couple. Et plus encore, devant ce jeu de l’amour un peu adolescent, fait d’effleurements possessifs et de mains posées sur la main de l’autre.
Le Président vint, et ce fut Chouchou qui reparti.
Allons, allons… Le Président lui-même n’a-t-il pas le droit à son quart d’heure américain ?
tellement précalculé, ca en devient risible et ca fait plaisir à la ménagère pas tres fut fut…
coco serait pas mal non plus…
@Noto.
Internet, le lieu ou la menagere pas fut fut n’a pas le droit d’exister.
Le lieu soit disant d’echange, de liberte et de progres… et on categorise les gens. Les menageres ont le droit d’exister, de vivre, de penser que c’est mignon… autant que vous de penser que c’est ridicule cette scene… Mais vous n’avez pas le droit de les juger pas fut fut…
A.