Bruschetta à la tomate et aux poivrons
Aujourd’hui, un apéritif dinatoire de dernière minute (enfin, des deux dernières heures).
Comment sauver un apéritif des cacahouètes fatiguées, des pistaches trop sèches, et des dips/surimi sauce légère ?
Très simple : la bruschetta.
La bruschetta n’est ni plus ni moins qu’une tartine de pain légèrement grillée et aillée, que l’on accomode avec une farce quelconque.
Pour avoir épuisé mes invités de rillettes de thon1, je me suis tourné vers la tradition estivale. Entendez, la tomate et le poivron.
Le nécessaire :
6 tomates bien mures,
2 poivrons moyens (bien brillants),
3 gousses d’ail
Du thym frais ou surgelé,
Un peu de bouillon de volaille,
Du vin blanc de table,
De l’huile d’olive vierge douce.
Le superflu :
Un pecorino vieux.
On commence par passer les poivrons au four pendant vingt minutes, pour que la peau se détache. Pendant la cuisson, on monde les tomates et on épluche l’ail.
Une fois ôtée la peau des poivrons, on les détaille en lanières et prenant soin d’éliminer les parties blanches et les pépins. Puis on jette les lanières dans une sauteuse avec un peu d’huile et l’ail écrasé. A feu moyen pendant une petite dizaine de minutes selon le feu — A ce stade, les poivrons doivent demeurer un peu croquants.
On ajoute un peu de vin blanc2 et on laisse réduire 5 minutes toujours à feu moyen.
On hache les tomates grossièrement et on les adjoint à la préparation3. On mouille au bouillon4. Et nous voilà partis pour une bonne heure de réduction à feu doux/moyen5. Les tomates doivent compoter doucement.

La garniture poivron-tomate
Lorsque l’appareil a bien réduit, on laisse tiédir une bonne demi-heure. Le temps de griller une dizaine de tartines de pain et de les frotter d’ail.
Pour finir, on les garnit et on les orne de quelques copeaux de pecorino vieux. Le gourmand ne manquera pas l’occasion de verser un filet de très bonne huile d’olive si cela lui chante.

bruschetta
Ces tartines souffrent le vin rouge. Un vin du Rhône ou de provence. On peut même se laisser aller à traverser les Alpes, pour Langhe Nebbiolo ou la méditerrannée, pour un Nero d’Avola.
- Une boîte de thon au naturel écrasée sur la passoire, mélangée avec 150g de ricotta, le jus d’un demi citron, de la coriandre fraîche et quelques capres. [↩]
- Outre le goût, le vin blanc préserve le croquant des légumes. [↩]
- En hiver, on n’hésitera pas à sucrer un peu. [↩]
- Un demi-verre [↩]
- selon votre feu [↩]

Il y a vraiment à boire et à manger sur ce blogue.
Un instant j’ai cru être chez Estèbe “Top Slurp”
Excellente idée.
Bravo Jules
Enfin des réformes concrètes pour la France ! Bravo !!
Essayé ce soir : réussite totale. Merci pour la recette !