Enfin une certitude sur le prochain remaniement ministériel
Je tiens à démentir la rumeur qui court dans tout Paris.
Non, Je n’aurai pas l’honneur de faire partie du futur Gouvernement.
Ce n’est pas que je répugne à déférer au vibrant appel de la République.
Ce n’est pas davantage que la République dédaigne mes dispositions.
Soit dit en passant, et dût ma modestie en souffrir, celle-ci n’aurait qu’à se féliciter des multiples talents que je puis mettre à son service. Qui voudrait s’en convaincre pourra recueillir le témoignage de Monsieur X. Ernest, mieux connu sous le nom d’Ernest — de domicile inconnu — que le sceptique pourra aisément trouver au comptoir du bistrot « le Balto« , de 11h00 du matin à 23h45 environ.
N’y voyez pas encore la mesquinerie partisane.
Lorsque le Président de la République s’emploie à construire des ponts de droite à gauche pour enjamber le torrent tumultueux de la crise économique et des mille troubles qui agitent notre ère, il n’appartient pas à l’homme de conscience de se dérober.
Ne cherchez pas non plus quelque sombre tractation qui viserait à éloigner des charges publiques le féal de la Nation. Nonobstant toutes les jalousies, il n’est pas de solide fondement à cet abject ragot.
Non, la seule raison qui m’éloigne des ors de la République est le sentiment qu’un tel honneur conduirait à priver la République de personnalités plus admirables encore.
Songez que l’on parle aujourd’hui de Monsieur Mitterrand à la Culture. Un illustre patronyme pour une illustre fonction. Et l’on ne sait lequel luira à la lumière de l’autre.
Voyez encore Monsieur Mercier, dont la tenace fidélité à François Bayrou a su ternir l’élan qui le conduisait naturellement à épouser la vocation d’homme de cabinet.
Et ce serait mégoter indignement que de cacher la joie respectueuse qui doit animer chacun devant l’epoir de revoir Monsieur Estrosi au Gouvernement. Il a su allier le génie du pilotage de motocyclette à la rigueur magnanime du combattant de la délinquance urbaine, et constitue un exemple de la méritocratie républicaine à laquelle le Président Sarkozy ne manque jamais de témoigner son attachement.
Assurément, ma flamme eût pali devant de telles étoiles. Et c’eût été non sans déchirement que j’aurai répondu à la sollicitation du premier magistrat de France.
Fort heureusement pour la préservation de mon âme, le Président, dans la douceur prévenante de ses manières, a cru bon de ménager mon cœur en ne m’appelant pas.
C’est donc avec la tranquille certitude du sage que je puis aujourd’hui laver de ses tristes griffonnages le mur des murmures1 parisiens. Et ce faisant décevoir mes nombreux partisans au profit de destinées plus hautes. Mais rien n’est trop beau pour la gloire de la république.
Que cela soit dit.
- En voilà une belle allitération. [↩]

Je note avec soulagement que l’abus de substances n’altère en rien votre maitrise de la langue.
L’honneur est sauf.
Ce remaniement secondaire, simple ajustement circonstanciel de bretelles avant d’attaquer le faux plat précédent les entrecôtes, n’était pas le votre. Mais pourrez-vous vous dérober lorsque le comptoir du Balto donnera gravement de la gite et que le Président n’aura d’autre recours pour répondre aux appels de détresse de Monsieur Ernest que de vous tendre le manche de la cognée ?
Et empêcher Brice de prendre la Place Beauvau, vous ne pouviez pas, décemment…
Et couper la route à Alliot-Marie vers sa dernière demeure, pardon, vers la Place Vendôme (ceci dit, quelle longévité !)
Et briser l’élan du technocrate Le Maire, avide de défiler au prochain Salon de l’Agriculture.
Non vraiment, vous ne pouviez pas.
Mais votre tour viendra ! (Patron, c’est ma tournée !)
Que cela soit dit… et répété… et on aura sûrement l’occasion de le faire demain accompagné de substances…
Commenter le remaniement ministériel, c’est comme commenter le défilé du 14 juillet: beaucoup d’esbrouffe pour rien de bien constructif au final…
Faut vraiment que tu aies envie de consommer les substances, Vonric !
Regrets éternels.
Et pourtant quel geste magnifique de l’auguste poignet rolexé c’eût été!
A gauche, la smala des Mitterand capturée. Au centre, un nouveau nouveau centre enlevé. Ailleurs, la République des blogs annexée.
Le blogueur anonyme contraint au coming out.
Secrétaire d’Etat à la rédaction d’Hadopi2, j’avais parié. C’aurait fait un goumier du marocain pas plus triste qu’un autre non?
Faut jamais dire jamais.