La guerre de Troie a eu lieu à Troyes
Posté par Jules le 01/4/10 • dans la catégorie A la une,Excursions
La ville française serait en effet le véritable berceau de la mythologique cité hellénistique.
C’est à l’occasion de travaux de forage dans le sous-sol de la capitale historique de la Champagne qu’on été découverts les vestiges de ce qui pourrait être le lieu véritable de la fameuse discorde chantée par Homère.
Ce sont de véritables fortifications qui ont été découvertes dans le sous-sol de Troie. La direction générale des œuvres historiques a dépêché sur place une équipe d’archéologues chargés de mettre à jour de vulgaires ruines médiévales. Mais les experts ont vite compris que l’hypothèse initiale manquait de réalisme. « La structure et la disposition générale de la cité découverte ne correspondent en aucune manière aux constructions typiques de la région. En revanche, elles s’apparentent aux traditions architecturales de la Grèce mycénienne. » Les archéologues français ont alors demandé le concours de leurs homologues de l’Université d’Athènes qui ont confirmé la surprenante découverte.
Et ce sont ces derniers qui ont soulevé l’incroyable hypothèse : les ruines seraient celles de Troie, l’antique Ilion, berceau d’Énée et tombeau d’Achille. Ce qui a mis la puce à l’oreille des historiens, c’est l’étonnante similitude phonétique à laquelle personne jusqu’alors n’avait trouvé d’explication. « Parfois, les explications les plus simples sont aussi les meilleures », soutient Ioannis Penelopoulos, directeur des recherches antiques à l’Université d’Athènes. On sait cependant que le site officiel de la cité légendaire avait été localisé au XIXe siècle par l’aventurier et archéologue allemand Heinrich Schliemann sur les côtes turques. Mais les duperies nombreuses de ce dernier ont quelque peu fragilisé sa théorie.
En revanche, l’hypothèse champenoise a trouvé un support majeur dans la découverte récente d’un immense édifice en bois à demi calciné dont la forme se révéla celle d’un cheval. « Ce museau, cette crinière, sans être un expert, c’est indiscutablement la représentation hellénistique classique d’un solipède », affirme Ioannis Penelopoulos. L’opinion est partagée par la plupart des experts français, ainsi que par la population de la ville de Troyes et son maire François Baroin : « Cela pourrait expliquer l’aversion ancestrale des habitants de l’Aube pour la viande de cheval. Si l’hypothèse se confirme, c’est d’une importance historique majeure. »
Cependant, un scientifique français — qui souhaite conserver l’anonymat — veut tempérer l’enthousiasme collectif. Soulignant l’importance des rivalités historiques entre la Grèce et la Turquie d’un côté, la France et l’Allemagne de l’autre, il suspecte l’émergence de deux alliances politico-scientifiques concurrentes qui conduirait les grecs à privilégier l’hypothèse champenoise au détriment de la découverte allemande en Turquie. Et de conclure avec une ironie non dénuée d’à propos : « Equo ne credite, Teucri. Quidquid est, timeo danaos et dona ferentes. »1
- « Ne vous fiez pas à ce cheval, Troyens. Quoi qu’il en soit, je crains les Grecs et leurs cadeaux empoisonnés. » Virgile, Enéide, Livre II, v. 48-49. [↩]


N’importe quoi, c’est encore un coup du GIEC!
L’hypothèse soulevée ne manque pas d’intérêt.
Toutefois, il me sembleque l’actuelleTroyes n’est pas franchement une cité maritime et l’on peut dès lors se poser des questions quant à la fiabilité de l’Illiade qui parle, me semble t il, fréquemment des navires ayant transportés Agamemnôn et son armée. Pourquoi venir de Grèce jusqu’à Troyes en bateau alors que la voie terrestre eût été beaucoup plus sûre?
Votre objection, dont l’apparente neutralité semble se réclamer de la science, se heurte cependant à la réalité des faits.
En effet, tout à votre naïveté, vous avez oublié les subtilités de la langue grecque. Il se trouve que la « mer » se dit « pontos » — je vous passe les caractères hellénistiques —, comme dans Pont-Euxin, aujourd’hui connu comme « mer noire ». Ce que l’ont traduit parfois par « pont ». Or, les explications les plus simples sont les meillleures : les grecs n’avaient pas accosté une obscure rive turque, mais s’étaient amarés à un bête pont qui enjambait alors la Seine. Seule la suffisance de traducteurs ineptes a permis d’entretenir la confusion.
Ce qui explique en passant les péripéties odysséennes : les tempêtes, en Atlantique, c’est autre chose que la brise méditerranéenne.
Ah oui, vous avez raison, ma méconnaissance du grec ancien m’a perdu.
Pourquoi venir de Grèce jusqu’à Troyes en bateau alors que la voie terrestre eût été beaucoup plus sûre?
Parce que l’hôte des lieux n’a pas tenu compte de l’inflation : ce n’est bien sûr pas à Troyes, mais à Sète qu’on été retrouvées les ruines mycéniennes. La monnaie métallique antique assure une grande stabilité des prix, mais tout de même, en trois millénaires, on a observé une dérive des étiquettes, d’environ +114% selon l’OCDE. Cela correspond effectivement à peu près au ratio 7/3 observé sur ce produit, confirmant donc le scénario.
ce n’est qu’une hypothèse reprise du spécialiste de l’antiquité grecque Ichtius Papadopoulos. rien de nouveau
Je trouvais aussi depuis longtemps qu’il y avait anguille sous roche.
Pas mal. Bel effort.
N’oublions pas que c’est le 1er Avril aujourd’hui…
Notre bon Jules me permettra certainement de vous rappeler que nous sommes ici sur un blog sérieux qui ne saurait se livrer à des pitreries premieravrilesque, voyons.
La date est bien choisie pour nous emmener en bateau.
Toutefois le rapprochment entre Troie, ville antique réputée pour la beauté de ses femmes et Troyes en Champagne réputée pour sa bonneterie et ses magasins d’usine fait sens.
J’émettrais néanmoins une réserve sur le genre Equus . J’opterais quant à moi pour un Piscis ingensis magnitudinis aprilis.
ah ce n’est que çà !
Vous m’avez fait peur Jules, je croyais que vous vous apprêtiez à comparer la récente entrée de François Baroin dans le gouvernement à l’épisode fameux, avec toutes les conséquences qui s’en sont suivis pour notre cher gouvernement.
Et à imaginer Éric Besson en Hélène, objet de la discorde entre Ségolène-Melle-Hélas et Sarkozy-Pâris-Hilton j’ai bien cru un instant perdre la raison.
S’il ne s’agit que de doctes discordes historiques, je suis en terrain connu, et donc rassuré.
Vive les Saturnales.
Elle est venue comment cette idée là ? En regardant brad pitt ou une andouillette ?
Dans ce monde où la corruption des valeurs morales étend chaque jour davantage son empire, on ne peut qu’être peiné qu’en ce premier jour d’avril, vous abandonnâtes une tradition bien ancrée : débuter chacun de vos articles par une considération générale sur les vicissitudes du temps.
Tout à fait d’accord Eudes…