Diner's room

Work In progress

La fin de l’indexation des images sur les moteurs de recherche ?

Recherche d'images sur "dinersroom"

Recherche d'images sur "dinersroom"

Pour qui rêve de découvrir les appas des vedettes, le charme de la vie des insectes, ou les chefs d’œuvre de l’art pictural, Google, tout comme ses concurrents, propose de rechercher des images à partir de mots clés.

Les résultats s’affichent sous forme de vignettes, images en réduction de celles qui apparaissent sur les sites d’origine. Il est ainsi possible à l’internaute de prévisualiser l’objet de sa recherche avant de l’aller consulter sur le site source auquel il est renvoyé par un lien hypertexte.

Mais un jugement du TGI de Paris en date du 9 octobre dernier1 pourrait avoir raison de cette technique. Si, toutefois il est confirmé par d’éventuels recours.

Un photographe s’était avisé que l’une de ses œuvres figurait sur un site d’information féminine. Et ce, sans son autorisation. Il vérifia encore que la même photographie était accessible sous forme de vignette via Google Images. Il assigna donc le site source ainsi que la société Google sur le fondement de la contrefaçon.

En effet, soutenait-il, la reproduction de la photographie constituait un acte illicite sur trois fondements.

Tout d’abord, sur celui de l’article L. 122-4 du Code de la propriété intellectuelle :

Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite.

Ensuite, sur celui de l’article L. 121-2 du même code :

L’auteur jouit du droit au respect de son nom, de sa qualité et de son oeuvre.

Enfin, sur celui de l’article L. 121-2 :

L’auteur a seul le droit de divulguer son oeuvre.

Autrement dit, Google, en proposant des aperçus sous forme de vignettes portait atteinte au droit patrimonial de l’auteur. En effet, il a reproduit l’œuvre sans autorisation et la met à disposition des tiers. Par ailleurs, il propose une photographie dégradée, ce qui constitue une atteinte à l’intégrité de l’œuvre. Sans compter que le nom de l’auteur n’apparaît pas ; une atteinte à la paternité de l’œuvre.

Cette analyse était contestée par Google, qui faisait valoir ne pas être l’auteur des actes de reproduction illicite. En effet, la mise en ligne en avait été faite sur le site d’origine. Elle ajoutait par ailleurs que la reproduction de vignettes participait de son activité même de moteur de recherche :

[Google] peut librement indexer et donner un aperçu du contenu des sites Web, ce qui [est] consubstantiel à sa fonction de moteur de recherche sur internet.

Nous y sommes. Cette seconde partie de l’argument pose clairement le problème. La licéité de la reproduction sous forme d’aperçu résulte de la licéité de l’activité de moteur de recherche. C’est dire que Google fait valoir un fait justificatif — liberté de donner un aperçu — qui rogne sur l’impérialisme du droit de l’auteur. C’est ce même argument2 qui est au reste avancé sur l’indexation des œuvres littéraires.

La réponse du TGI est cependant confondante de simplicité :

[L]es demandeurs incriminent l’exploitation contrefaisante par les sociétés Google de la photographie litigieuse de par la reproduction sans autorisation sur le site Google Images et la possibilité de la télécharger, ce que les défenderesses contestent tout en reconnaissant « qu‘un internaute avisé peut certes, d’un point de vue purement technique, enregistrer les vignettes que Google affiche sur la page de résultats pour donner un aperçu de chaque image indexée » : (…) les faits litigieux résultent donc de l’affichage de ladite photographie sur le site Google.fr.

[L]e pays sur le territoire duquel se sont produits les agissements délictueux, tel que le revendiquent les sociétés Google, et qui en l’espèce se confond avec le lieu du fait dommageable, est la France, de sorte que les défenderesses ne sauraient revendiquer l’application de la loi américaine ;

[L]a responsabilité des sociétés Google est donc susceptible d’être engagée pour les faits illicites commis au travers du site images.google.fr dans les termes du droit commun de la contrefaçon sur le fondement de l’article L.335-3 du Code de la Propriété Intellectuelle.

En clair, l’argument tiré de l’activité de moteur de recherche est écarté au profit de la simple constatation de l’atteinte aux droits des auteurs du fait de la reproduction illicite.

Cette position contredit directement l’analyse retenue dans un litige analogue par la même 3e chambre du TGI de Paris3 le 20 mai 2008 :

Il est manifeste que cette activité, à savoir celle de développeur de moteur de recherches, est l’activité centrale et première de la société GOOGLE Inc  et que c’est donc le siège social de la société GOOGLE Inc qui est l’endroit où les décisions sont prises et où l’activité de moteur de recherches est mise en oeuvre au sein des locaux de la  société GOOGLE Inc qui doit déterminer la loi applicable au litige. En conséquence, il sera fait application de la loi américaine sur la protection des droits d’auteur et donc du Copyright Act de 1976.

Or, la loi américaine permet la reproduction des œuvres dans le cadre du fair use, qui fait échec à l’absolutisme national des droits des auteurs. De sorte que Google images peut licitement afficher la reproduction des œuvres, pour peu qu’elle respecte certaines conditions.

La différence, semble-t-il, réside dans la détermination du fait litigieux. Pour la troisième chambre de 2008, il s’agissait du fait générateur de la reproduction. A savoir, l’activité d’indexation par Google Images, réalisée en Californie. Pour la troisième chambre d’octobre 2009, c’est le lieu du « fait dommageable« , à savoir, le lieu de l’affichage qui décide de la loi applicable. D’où mise en œuvre des règles françaises, et exit l’exception de « fair use« .

Mine de rien, une telle analyse risque de mettre en danger l’un des développements les plus prometteurs des moteurs de recherche. A savoir, l’indexation des œuvres visuelles et audiovisuelles et leur affichage sous forme de miniatures. Pour ne rien dire des projets de catalogues musicaux.

Il ne fait guère de doute qu’une telle décision ne saurait s’installer sans faire l’objet d’une offensive juridique vigoureuse de la part de Google, Yahoo ou Microsoft. Sur le terrain judiciaire — et on attendra donc la position de la Cour de cassation — ou sur le terrain du législateur, qui ne manquera pas d’être alerté par les intéressées. ce qui promet, en passant, de sympathiques débats.




NB : Le jugement présentait également quelques saveurs sur la question de la re-publication d’une photographie illicite sur le site d’un hébergeur. On en traitera peut-être à l’occasion.

NB2 : Sur cette même affaire, on lira avec profit le billet chez SILex — un peu synthétique ; il faut également se nourrir des liens.





  1. via Legalis.net. []
  2. Voir cet excellent billet chez SILex. []
  3. Pas la même section cependant. []
Taggé avec: , , ,

17 Commentaires

  1. Cette belle analyse m’amène à me poser une autre question : Imaginons que j’ai acheter cette photo, ou ce tableau reproduit. : à qui appartiens le droit de reproduction dans ce cas ?
    * à l’auteur
    * au propriétaire
    * Au deux ?

  2. Si l’analyse est confirmée en appel et en cassation, il ne restera à Google qu’à fermer sa filiale française. En supprimant le point de rattachement au droit français que constitue pour les juges la Sarl Google, seul Google Inc. pourrait être mis en cause. Le droit américain et le fair use reviendraient sur le devant de la scène.

  3. Bonjour,

    Il me semble que l’on achète rarement une image! Ce sont les droits d’utilisation qui sont vendus et l’image reste propriété de son auteur.
    :)

  4. Et bien de mon côté ça m’amène directement à une question qui me semble relativement centrale à la réflexion : quand un ayant-droit met une image en ligne sur le web, quelle autorisation donne-t-il précisément ? Ai-je le droit, moi simple utilisateur, de la voir ? Ceci implique déjà une copie intégrale et parfaite. On pourrait retenir qu’il s’agit de l’exception pour la copie privée, mais d’un autre côté, il me semble tout de même qu’il relève de l’intention dudit ayant-droit que je la vois, son image, donc se fonder sur une « exception » me paraît assez faible (on m’objectera que je n’y connais rien).

    L’activité de google ou autre concurrent diffère cependant en ce qu’elle permet à un tiers de voir l’image copiée. Ce qui tend à dire retenir l’exception à la copie privée pour la légalité de la première. J’oserai ajouter que c’est un brin bordélique toute ces histoires de droit d’auteurs, et que ça n’a pas l’air en route vers une quelconque clarification (voyez comme je manie, avec subtilité, la littote).

  5. Pour commencer, je découvre avec horreur que la France n’a pas de provision équivalente au « fair use. » C’est quelque chose d’effarant pour moi. C’est grâce a la doctrine du fair use qu’aux USAs, on peu faire des œuvres parodiques, réaliser des documentaires, faire du journalisme etc… Notre droit semble bien en retard.

    Ensuite, il me semble que google pourra toujours utiliser une solution technique pour passer outre ce jugement. Si copier l’image leur est interdit, il leur suffira simplement offrir une référence a l’original. Ce sera votre navigateur qui ira chercher l’image et dégradera la qualité. Cela impliquera une plus grande utilisation de bande passante par vous et le site qui détient l’image et donc une dégradation générale du moteur de recherche d’images en France. Quelque chose qui ne profitera a personne bien au contraire. Je commence a en avoir marre des droits d’auteurs utilisés pour ralentir le progrès et décourager l’innovation.

  6. Des images comme les textes, par exemple sur mon blog, sont-ils sur un même plan au niveau de la loi ? Autrement dit, est-ce légal que de reproduire une partie de mon blog sans mon autorisation ?

    • Je dirais qu’il n’y a pas lieu de distinguer là où la loi ne distingue pas. Si vous êtes auteur des textes et des images, ils sont protégés par le droit d’auteur. Seule une brève citation de vos propos est permise sans votre autorisation.

      La situation peut être aménagée si vous avez opté pour une licence CC.

  7. Bonjour

    Pour l’histoire, il faut quand même rajouter qu’il s’agit d’une récidive.
    Un deuxième internaute a posté la même photo sur le même site. Et Google a réindéxé dans la foulée.

    Donc, ça veut quand même dire que Google, malgré tous ses moyens n’a pas pris en compte la première demande au sérieux (lui, le roi de l’indexation). C’est possible sur Youtube, et ailleurs, c’est possible de traquer le pirate et les fichiers qui s’échangent… et Google serait incapable de repérer la même photo litigieuse ?

    Attention aussi, aux Etats-Unis, le fair use n’est pas opposable partout et sur tous les points. C’est comme pour le reste, il ne faut pas que l’auteur se sente ou puisse être lésé.

    Par contre, en France, on peut pasticher, caricaturer, etc. C’est compris dans le droit d’auteur.
    Comme le droit de citation ou d’effectuer des revues de presse.
    Il suffit de se pencher sur le droit d’auteur et d’y aller voir au moins une fois. Ce n’est pas rébarbatif, c’est instructif ! :-)

    Il ne faudrait pas croire que le droit d’auteur est juste là pour faire chier son monde.
    Google tente de s’approprier beaucoup de choses, sans rien payer, en toute impunité.
    Par contre, il vous fait tout payer en retour.

    Vous pensez que c’est gratuit, Google ?
    Grave erreur.

    Chaque requête sur Google rapporte 1 centime à Google.
    1 centime dû à la pub.

    Et n’oubliez pas que la pub, elle se retrouve sur le prix de tous les produits que vous consommez.

    Au niveau de l’équation, c’est chaque requête sur Google me coûte un centime.

    Pratique, certainement.
    Gratuit, pas du tout.

    1 centime pour l’instant.
    Pour l’instant.

    Autre petit exemple.
    Si quelqu’un vous prend en photo en train de vous amuser avec la voisine (ou le voisin) dans le plus simple appareil.
    Ou dans d’autres activités analogues de votre vie privée (voire la photo de vos enfants)

    Vous n’auriez pas envie que Google bloque cette photo, disons compromettante, ou mettant vos enfants en danger… une fois pour toute ?!

    Si on permet à Google cette atteinte aux droits d’auteur, on va devoir accepter la suite, l’inévitable suite. Google fera ce qu’il voudra avec la vie privée des gens.

    Google, ou tout autre moteur de recherche.

    Le droit d’auteur, c’est un rempart.
    Il y a des droits, et il y a des devoirs.

    On ne peut pas tout dire, tout montrer… et tout indexer, sans limite.

    La limite, c’est la loi.

    Bien cordialement
    B. Majour

    • Une référence plus directe dans l’actualité du jour

      http://www.numerama.com/magazine/14573-de-la-prison-pour-des-dirigeants-de-google-en-italie.html

      Bien cordialement.
      B. Majour

    • Bonjour,
      Votre exemple est intéressant mais – et sauf erreur de ma part – il concerne le respect de la vie privée (article 9 du code civil) du point de vue de la personne photographiée.

      A cet égard, je trouve que le moteur de recherche 123 people fait beaucoup plus de mal que Google, en ce qu’il affiche des photos téléchargées sur un site web précis et pour lesquelles l’autorisation de reproduction/représentation dans les moteurs de recherche tels que Yahoo ou Google n’a pas été donnée et ces dernières n’y sont pas indexées.

      Ce qui m’amène à poser la question suivante : quels sont les moyens techniques dont disposent les sites web pour empêcher les moteurs de recherche d’indexer les images qu’ils hébergent ? Les mots clés ?

      Quelle est la liberté/le droit des internautes et/ou des auteurs de choisir tel ou tel support de reproduction/représentation (le moteur de recherche en serait un de même) pour afficher leur photo ou oeuvre photographique ?

      Navrée si je suis hors sujet côté lieu du fait dommageable donc lieu de la loi applicable pour exclure le « faire use » mais ces questions m’interpellent.

  8. Bonjour

    Pour l’exemple, oui, c’est effectivement une atteinte à la vie privée, à l’image, sans oublier les exactions commises contre la personne. D’autres images pourraient porter également à l’incitation à la haine raciale (ou contre les handicapés), aux désordres à l’ordre public, etc.

    Quand je disais
    « Le droit d’auteur, c’est un rempart.
    Il y a des droits, et il y a des devoirs. »

    Ce cas-là en est l’exemple type. Autant les jeunes sont les auteurs de cette vidéo (et donc pourraient la monnayer, la vendre, ou autre), autant ils ont le devoir d’en répondre devant la loi. Sans juger du contenu lui-même (qui montre ici, en prime, des actes délictueux).

    Comme doivent en répondre tous ceux qui retransmettent/remettent l’image ou la vidéo (ou autre) qui portent préjudice à autrui.

    Certes, Google n’a pas les moyens humains pour contrôler « toutes » les vidéos… mais il a quand même le devoir d’arrêter les diffusions de vidéos qui portent préjudice à autrui lorsqu’elles lui sont signalées. Idem pour les images, et pour le reste.

    Quand on sait que Google est capable de bannir des sites qui trichent avec leur contenu, on peut se poser la question sur son incapacité à gérer la récidive (dans les meilleurs délais).
    Et tout le problème vient de son cache. Car Google ne joue pas dans le domaine de l’indexation pure, il recopie les données dans son cache, ce qui est une contrefaçon. Non seulement une contrefaçon mais du vol pour les internautes qui ont des pubs sur leur site.

    Il y a une large différence entre dire : j’ai trouvé cette image à tel endroit (indexation pure), et présenter l’image sur SON site, en disant voilà où je l’ai trouvée.

    Normalement, Google ne devrait récupérer que les meta-tags, ou encore les mots d’une page Web pour indexer son contenu.

    Ce qui m’amène à vos questions. :-)

    Pour empêcher (en théorie) un moteur de recherche de venir butiner votre site, il faut disposer d’un fichier robots.txt
    http://www.commentcamarche.net/contents/web/robots-txt.php3

    ou encore utiliser une balise Meta Robots
    http://www.webrankinfo.com/outils/robots/faq_16_122.htm

    Je dis bien en théorie, car rien ne dit qu’un tel fichier ou même une simple balise empêche les robots de venir scanner vos pages… même s’il ne les affiche pas dans les résultats.

    Je me souviens avoir pu passer des mots de passe (sur des pages protégées (!) ) en cliquant simplement sur le cache Google, plusieurs mois après la mise en place de ce mot de passe requis. Bref, vous avez mis un cadenas sur votre porte, mais Google a ouvert la fenêtre, ce qui vous permet de visiter toute la maison. (Bonjour le respect de la vie privée.)

    Le problème vient aussi du fait que le robot suit tous les liens présents sur une page, et les place dans sa liste à explorer. En supposant que vous mettiez un lien vers la page d’une connaissance, dont le propriétaire a pourtant refusé l’indexation avec son fichier robots.txt (à l’entrée du site), le robot passant par la fenêtre ne verra pas l’interdiction.
    C’est ça le Web, de multiples entrées pour visiter la maison : le lien hypertexte !

  9. En ce qui concerne votre liberté de choisir, elle devrait être totale. Comme pour le droit à l’image.
    Car quand vous photographiez quelqu’un, vous devez :
    1) obtenir son accord signé (avec la date et le lieu)
    2) préciser pour quelle occasion, pour quelle durée et dans quel cadre cette photo sera utilisée.

    C’est une obligation légale.
    Sans quoi vous vous exposez à des poursuites judiciaires.

    Quand on est propriétaire d’une oeuvre littéraire, dont on cède les droits de reproduction à un éditeur, on indique bien à l’éditeur pour quelle occasion (collection), pour quelle durée, pour quelle rémunération et dans quel cadre l’oeuvre sera utilisée (publication et sous quelle(s) forme(s)).
    Le droit audio-visuel devant obligatoirement faire partie d’un contrat annexe, que, d’ailleurs, l’on n’est pas du tout obligé de signer. (en même temps que le contrat d’édition)

    Pourquoi ne pourrait-on avoir la même obligation légale pour Google ? (ou pour d’autres)
    La question est bonne. Alors qu’il y suffirait d’une simple case à cocher… Type : par défaut j’accepte l’indexation des moteurs sinon, quand je coche, je refuse l’indexation, domaine privé.

    Comme d’habitude, on va prétexter la difficulté de… alors qu’une case à cocher, ce n’est rien.
    Mais c’est comme une serrure à une porte.
    Aussitôt, ça donne ce qui est permis et ce qui ne l’est pas.
    Soit la notion de propriété privée, de vie privée, et de choix privés, donc du droit d’auteur. (droit du propriétaire de l’oeuvre)

    Et ça, Google n’en veut pas, car lui il veut savoir ce que vous chantez sous votre douche, et ce que vous lisez aux toilettes… Google n’a aucune bienséance, ni respect. Car, comme tous les prospecteurs commerciaux, il veut tout savoir de vous et sur vous.
    On pourrait croire : pour mieux vous servir.
    En réalité, c’est totalement faux. C’est juste pour économiser ou gagner de l’argent.
    1) pour vendre (plus cher) sa liste de prospects à d’autres.
    2) autres, qui eux-mêmes, vont économiser de l’argent en allant droit vers ceux intéressés.
    3) en baissant leur prix grâce à une publicité moins coûteuse ? (bizarrement, je n’ai pas cette impression, car un commerçant qui me connaît ne fait aucune concession. Cf. les abonnements aux journaux papiers, et les avantages pour les nouveaux clients, lorsque les anciens clients, fidèles, peuvent se brosser. Et votre banquier, votre assureur, etc.)

    C’est bien pourquoi j’écrase tous les cookies de mon navigateur, mot de passe compris, à chaque sortie du navigateur et que je confie cette gestion des mots de passe à Firefox.

    Le cookie durable c’est un autre point d’entrée pour vous connaître. Et certaines dates d’expiration des cookies sont tout simplement hallucinantes. (Expire en 2050).
    Même à durée limitée, le cookie, c’est une violation de la vie privée, car tout le monde y a accès. Sous la douche de votre navigateur, vous êtes bien nu… ou bien eu ! :-)

    Pour en revenir à votre liberté de choix, vous comprenez bien que cette liberté d’exposer où vous le souhaitez, et comme vous le souhaitez, Google n’a pas envie de la respecter, parce que ça compliquerait sa tâche d’indexation… mais surtout de mise en cache.
    En réalité, ça lui coûtera surtout plus cher, pour un gain nul par rapport à aujourd’hui… et c’est exactement ce qui se cache sous les procès en cours : maintenir le statu quo afin de continuer à gagner le maximum.

    En effet, si on y réfléchit un peu…
    Quand on indexe déjà aussi massivement, on filtre les éléments en permanence.
    Qu’est-ce qui empêche de filtrer les éléments sur certains mots clefs et de rejeter certaines images pour inspection humaine ? Voire comparer avec des listes noires pré-établies (Antispam) Rien.

    Rien, si ce n’est l’argent à dépenser pour mettre ces moyens en oeuvre.

    Coucou le vrai motif montre son nez.

    Et Google nous la joue vierge effarouchée : mon dieu ! je ne pourrai plus rien indexer si le cas fait jurisprudence.

    A d’autres. :-) )

    Ceci dit, j’utilise Google, j’aime bien sa pratique. (Mais j’en utilise d’autres, une seule source, c’est dangereux)
    Et si je parle de Google, ce comportement est général à tous les moteurs de recherche.

    Pour finir cette réponse déjà bien longue, le Fair Use ressemble beaucoup à nos exceptions aux droits d’auteur. Mais il ne faut pas oublier d’où vient cette notion… d’un pays hyper procédurier où les avocats sont très nombreux à vivre confortablement.
    Et le droit d’auteur existe aussi aux Etats-Unis.

    Dans tous les cas, ça reste une exception à la règle.
    Là, on entre dans le cadre ou pas… souvent, c’est le juge qui décide.
    On retrouve bien la notion de limite que j’évoquais plus haut.

    Bien cordialement
    B. Majour

  10. Cher M. Majour,

    Vous faites plusieurs contresens. D’une part google permet tout à fait de configurer une page pour qu’elle ne soit pas indexée (cf : http://www.annuaire-info.com/robots-txt/meta-robots/ , google respecte ces règles).

    Les cookies ne sont pas « visible par tout le monde » (à moins que ce monde n’accède physiquement à votre machine, auquel cas les mots de passe gérés par firefox sont aussi visible (et pas mal d’autres trucs (et notez par ailleurs qu’il n’y a que rarement des mots de passe dans les cookies, ne serait-ce que parce que c’est une pratique débile))). Les cookies sont des tout petits bouts de trucs gérés par votre navigateur (en l’occurence Firefox, si j’ai bien suivit) et il s’assure que seul le site web qui l’a déposé a accès à un cookie. Bien sûr ça n’empêche pas d’utiliser les cookies de façon malveillante.

    • Bonjour

      Contresens dites-vous. :-)

      Soit :

      http://emea.doubleclick.com/fr/privacy/faq.aspx
      ou plus simplement…
      Chercher : tracking cookie (sur Google par exemple)
      « Le tracking par les cookies : DoubleClick  » (étant le cas le plus célèbre)
      Tellement vrai qu’Adaware, Spybot, et d’autres leur font la chasse.

      De plus, quand on peut stocker une donnée, qu’on peut la relire, ça veut bien dire que tout est accessible dans le dossier de stockage.
      Pour celui qui sait, qui connaît le nom du cookie, c’est amplement suffisant.
      Si je peux relire mon cookie, je peux relire tous ceux dont je connais le nom.

      Les données mot de passe de Firefox ne sont pas au même endroit. De plus, elles sont codées, donc potentiellement inutilisables, contrairement à des cookies qui sont des fichiers textes, en clair et donc tout à fait lisible par tout le monde. (le tout est de connaître le format pour pouvoir utiliser les infos)

      Pour Google, j’ai donné la solution du fichier robots.txt dans une première réponse (1/2), elle est encore sous modération à cause des liens, ou à cause de sa longueur. Seule la 2/2 est passée.

      Comme je le disais dans ce passage. Le fichier robots.txt est situé dans la racine du site.
      Il est donc facile de passer par les fenêtres, en suivant d’autres liens que la porte d’entrée, c’est le propre du lien hypertexte. (un trackback, un lien direct sur une page, et tout est dit, on ne passe plus par la porte d’entrée)

      Les données Meta sont présentes… pour ceux qui savent les y placer.
      Une case à cocher, sur un blog, devrait faciliter la mise en place de ces balises.
      Avez-vous vu ce genre de case à cocher sur les plates-formes de blog ? (Moi pas encore, et pourtant j’ai déjà parcouru quatre plates-formes de blog).

      De plus, la fiabilité de ces Meta n’est pas garantie du tout.
      Dans le lien que vous donnez, on peut lire.
      « Certains moteurs de recherche ne tiennent pas compte de la balise META « robots ». C’est notamment le cas de la Wayback Machine de Internet Archive. »

      Et de ce fait, si on indexe quelque part, les autres moteurs passent derrière et indexent à leur tour cette donnée indexée. Le serpent se mord la queue.
      Tel est le Web.

      Toujours dans le même ordre d’idée, si certains moteurs ne tiennent pas compte de ces balises Meta Robots, on peut en conclure qu’aucun moteur n’en tient compte, ou au moins que ce n’est pas un obstacle à l’indexation. Même si on ne montre pas ces résultats par la suite. (une simple petite colonne vrai/faux dans la base de données, et c’est bon)

      Donc, peut-être contresens à première vue.
      Dans la réalité, j’ai des doutes sur ces contresens.

      En tout cas, merci pour le lien sur les lignes META Robots, l’exemple est bien plus complet que mon propre lien.

      Bien cordialement
      B. Majour

Trackbacks

  1. Cactus Acide » » L’observatoire du neuromancien 11/23/2009
  2. Procès Google Book en France : faites vos jeux, rien ne va plus ! « :: S.I.Lex ::

Laisser une réponse

WARNING

Your browser does not support JavaScript or has JavaScript disabled!

This will not compromise the possibility to leave a comment, although the automatic insertion of both markup tags and emoticons will not work.

Markup Controls
Emoticons Smile Grin Sad Surprised Shocked Confused Cool Mad Razz Neutral Wink Lol Red Face Cry Evil Twisted Roll Exclaim Question Idea Arrow Mr Green