Il est parfois tentant — et l’on est souvent tentĂ© — d’oublier la part de l’État dans l’institution du mariage.
C’est que les sociĂ©tĂ©s contemporaines veulent Ă toute force y nicher l’amour. Et si l’État se trouve fort bien pourvu en toutes matières, il n’est assurĂ©ment pas ministre de Cupidon. Voulez-vous vivre dans les liens d’amour ? Le concubinage est fait pour vous ; avec un regard lointain, indiffĂ©rent ou dĂ©daigneux de l’État.
Le mariage, c’est autre chose.
Un rĂ©seau d’obligations personnelles consenties mutuellement, d’abord. Parmi lesquelles la communautĂ© de vie dont on dĂ©duit la « dette sexuelle »1. Les Ă©poux ne s’engagent pas Ă s’aimer2. En revanche, il s’obligent Ă la copula carnalis. L’union des chairs. Le droit — comme l’État — se mĂ©fie de l’amour, mais il n’ignore pas le sexe.
Un rĂ©gime matrimonial, ensuite, qui dĂ©termine les principes de l’administration et de la disposition des biens des Ă©poux. La loi ne l’impose pas. Mais Ă dĂ©faut de convention des Ă©poux, c’est le rĂ©gime lĂ©gal de la communautĂ© de biens rĂ©duite aux acquĂŞts qui s’applique. Contre les poussĂ©es individualistes — et Ă©galitaires — les revenus de chacun des Ă©poux deviennent propriĂ©tĂ© commune3.
Et tout ceci après une cĂ©rĂ©monie qui fait l’essence du mariage.
Ce n’est pas dans l’article 75 du Code civil, qui la dĂ©crit dans le dĂ©tail, qu’il faut en aller quĂ©rir l’importance, mais dans l’article 195 :
La possession d’Ă©tat ne pourra dispenser les prĂ©tendus Ă©poux qui l’invoqueront respectivement, de reprĂ©senter l’acte de cĂ©lĂ©bration du mariage devant l’officier de l’Ă©tat civil.
Autrement dit, la preuve du mariage ne peut ĂŞtre rapportĂ©e par le fait d’avoir vĂ©cu publiquement comme mari et femme4. Il faut encore apporter l’acte d’Ă©tat civil ; « acte de cĂ©lĂ©bration« , dit le Code. Et la cĂ©lĂ©bration n’est pas qu’un Ă©change des consentements. le rĂ´le de l’officier public y est Ă©minent. Voyez le dernier alinĂ©a de l’article 75 :
[Le maire] recevra de chaque partie, l’une après l’autre, la dĂ©claration qu’elles veulent se prendre pour mari et femme : il prononcera, au nom de la loi, qu’elles sont unies par le mariage, et il en dressera acte sur-le-champ.
On le voit, le mariage n’est formĂ© qu’au prononcĂ© du maire, et non pas Ă la rĂ©ception des consentements5. Sans intervention de l’État6, point de mariage. On conçoit dès lors que celui-ci se prĂ©occupe de symboles. Parmi lesquels, ceux de la RĂ©publique.
C’est dans ce cadre que l’on doit s’efforcer de replacer une proposition de loi visant Ă prohiber les signes d’appartenance nationale autres que français lors de la cĂ©rĂ©monie du mariage. C’est qu’on se marie sous les emblèmes de la RĂ©publique, et non pas sous les auspices d’un quelconque autre Ă©tat :
À l’heure de ce grand rendez-vous, il faut choisir : ou bien l’on décide de s’unir à l’être aimé lors d’un mariage, uniquement drapé aux couleurs de la République (et l’on en épouse alors tous les principes) ou bien l’on y renonce, en toute liberté.
Aux termes de ce texte, donc, le maire pourrait, en vertu de ses pouvoirs de police, interrompre la cĂ©lĂ©bration jusqu’Ă ce que les signes ou drapeaux « d’appartenance nationale autres que ceux de la RĂ©publique française » ne soient plus visibles.
Un esprit chafouin, cependant, pourrait objecter que ce n’est pas au nom de la RĂ©publique7 qu’est prononcĂ© le mariage, mais « au nom de la loi« . Ce qui devrait ĂŞtre autre chose. C’est ainsi, par exemple, que les principes de la RĂ©publique sont acceptĂ©s des lors qu’ils se sont vu rappeler les obligations lĂ©gales nĂ©es du mariage. On voit mal, d’ailleurs, en quoi les drapeaux brandis devraient exonĂ©rer les futurs Ă©poux d’obĂ©ir Ă la loi qui les unit. Mais enfin, c’est affaire de symbole.
Quels symboles, d’ailleurs ?
« [L]es drapeaux ou signes d’appartenance nationale autres que ceux de la RĂ©publique française« , selon la proposition de loi.
On objectera perfidement que le drapeau n’est pas le symbole de la RĂ©publique, mais celui de la Nation, aux termes de l’article 3 de la Constitution. Mais passons…
On soulignera encore que l’exclusion, dans sa gĂ©nĂ©ralitĂ©, porte Ă©galement sur les emblèmes de l’Union europĂ©enne. Ce qui n’est guère charitable, depuis que la Charte des droits fondamentaux de l’Union professe dans son article 9 le droit de se marier.
On notera enfin que le texte ne se contente pas d’exclure tout symbole d’appartenance nationale, mais privilĂ©gie bel et bien le drapeau tricolore qu’il est loisible aux futurs Ă©poux d’arborer. Or, c’est une chose que de vouloir rappeler l’Ă©minence de la RĂ©publique dans la formation du mariage, c’en est une autre que d’y inviter la Nation.
Car il se trouve que l’État français marie des nationaux et des ressortissants Ă©trangers. Aux premiers, le loisir d’arborer leurs couleurs ; au second, cette libertĂ© est refusĂ©e. Cela pourrait sonner comme une discrimination. Après tout, si la RĂ©publique marie, ce n’est pas elle qu’on Ă©pouse.
- Dette mutuelle, au reste, dont l’inaccomplissement peut ĂŞtre cause de divorce pour faute. [↩]
- Au reste, l’amour n’est pas la cause juridique du mariage. C’est pourquoi, l’absence d’amour n’est pas une cause de nullitĂ© du mariage. [↩]
- Ce qui tend Ă inflĂ©chir par la pratique les inĂ©galitĂ©s de salaires, tout aussi pratiques. [↩]
- i.e la possession d’Ă©tat d’Ă©poux. [↩]
- On aura notĂ©, du reste, que ce n’est pas un « Ă©change » des consentements, mais une rĂ©ception par le maire. [↩]
- Car le maire n’exerce pas ici un pouvoir de la commune, mais de l’État, par dĂ©lĂ©gation. [↩]
- Ce joli nom dont s’empare l’État. [↩]
Un couple d’Ă©trangers peut aussi se marier en France… je ne vois pas pourquoi il faudrait les obliger Ă travestir leurs identitĂ©s sous prĂ©texte que monsieur le maire ne supporte pas le teint halĂ© ou les yeux bridĂ©s.
Chacun est certes libre de gâcher son mariage comme il l’entend, mais il faut quand mĂŞme en tenir une sacrĂ©e couche pour sa marier dans une mairie tenue par un maire xĂ©nophobe quand on est Ă©tranger.
La France garantit certes un certain nombre de libertĂ©s, mais n’a pas d’obligations de rĂ©sultat quand Ă garantir Ă chacun la possibilitĂ© de s’accomoder Ă tous coups avec tous les cons qu’elle a la grandeur hĂ©berger dans toute leur diversitĂ©.
c’est qu’on a guère le choix du maire, le code civil Ă©nnonce de manière limitative les maires ayant la possibilitĂ© d’officier (par rapport au domicile des Ă©poux avant ou au moment du mariage principalement). Il peut ĂŞtre fort contraignant de dĂ©mĂ©nager pour juste se marier sans un con.
Euh, je ne crois pas que les mariĂ©s aient le choix de la mairie oĂą ils se marient. Selon le code, ça doit ĂŞtre la mairie du domicile d’un des Ă©poux (pour des raisons de publicitĂ©).
C’est effectivement ce que dit la loi.
En pratique, un mariage se prĂ©parant souvent quelque temps Ă l’avance, il n’est pas rare de constater que le mariage a lieu dans une commune, au demeurant fort charmante, dans laquelle les mariĂ©s ne rĂ©sident officiellement que depuis quelques mois sans d’ailleurs que personne ne les y ai guère rencontrĂ©s avant (ou après) leur mariage.
(MĂŞme s’il est vrai que souvent, l’un de leurs parents y rĂ©side au moins quelques semaines dans l’annĂ©e)
Pour avoir discuter de ce sujet avec des Ă©trangers (pas d’origine mais de nationalitĂ©s Ă©trangères), ils sont tout Ă fait d’accord avec cette proposition (en fait il s’agissait mĂŞme d’une rĂ©action scandalisĂ©e de leur part, je n’ai pas provoquĂ© cette discussion).
Et je suis d’accord :
Je ne comprends pas le besoin que l’on peut ressentir Ă agiter un drapeau Ă©tranger dans une mairie française et cela vaut pour les drapeaux rĂ©gionaux. Un mariage, c’est une cĂ©rĂ©monie solennelle, importante, pas un match de foot et pourtant j’aime l’adversitĂ© dans le sport. Accessoirement, je suis contre toute forme de communautarisme. En revanche, il me semble que le drapeau europĂ©en est au contraire un signe d’union qui peut y trouver sa place.
Et Ă©videmment, il s’agit d’une affaire de symbole. Pour connaĂ®tre un tout petit peu le sujet, je tiens aussi Ă prĂ©ciser que se marier avec le drapeau Ă©tranger dans une mairie française, ne va pas dispenser les mariĂ©s de mariage traditionnel si ce n’est pas dĂ©jĂ fait dans le pays dont ils sont originaires ou reconnu par eux comme tel.
Derrière cela, il y a quand mĂŞme une forme d’exclusion des valeurs françaises et de son administration par certaines personnes largement minoritaires. Vous noterez aussi que les robes de mariĂ©s en bleu blanc rouge ou les français agitant le drapeau lors de ce type de cĂ©rĂ©monie, cela ne doit pas beaucoup exister. Alors par pitiĂ© n’encourageons pas ce sentiment pĂ©nible d’appartenance.
Que, dans la cĂ©rĂ©monie du mariage, le drapeau français ait une prééminence, je l’approuve. Il y aura souvent redondance de symbole, toutefois, puisque le maire est parĂ© de son Ă©charpe tricolore, qu’un buste de Marianne ne doit pas ĂŞtre bien loi, et que la salle des mariages regorge sans doute de nombreux symboles rĂ©publicains…
Mais si la prééminence se justifie, pourquoi l’exclusivitĂ© ? En quoi serait-il gĂŞnant que cette cĂ©rĂ©monie affirme incidemment et accessoirement que ce mariage crĂ©e un lien entre deux nations. Quel coĂ»t y a-t-il, pour l’Etat, Ă supporter que l’adjonction de symboles Ă©trangers teinte la cĂ©rĂ©monie d’une atmosphère d’amitiĂ© entre les peuples et les nations reprĂ©sentĂ©es ?
Jadis, les mariages n’Ă©taient pas que l’union de deux ĂŞtres, mais aussi de deux familles, parfois de deux clans, de deux peuples, de deux nations… Dans la diplomatie internationale, le mariage fut souvent aussi important que la guerre pour rĂ©soudre les crises et sceller des alliances. Mutatis mutandis, mĂŞmes les unions modernes ne concernent pas que deux ĂŞtres. Effectivement, l’Ă©volution des mĹ“urs et des us peut rendre cette affirmation surprenante pour le profane.
Ce que l’article de Jules n’aborde pas (Ă raison puisque tel n’Ă©tait pas son propos), c’est que le mariage est nĂ©cessairement public. A ce titre, l’importance que notre temps accorde Ă l’amour, sentiment privĂ© s’il en est, comme cause essentielle du mariage, donne lieu Ă bien des incomprĂ©hensions… « Pourquoi – se disent bien des futurs Ă©poux – publier des bans, avoir des tĂ©moins, organiser une cĂ©rĂ©monie, inviter les familles et les amis ? Nous nous aimons ! N’est-ce pas l’essenttiel ? N’est-ce pas tout ? Et d’ailleurs, qui d’autres est-ce que ça regarde que les Ă©poux eux-mĂŞmes ? Pourquoi, dès lors, ne pas se contenter d’une cĂ©rĂ©monie la plus intime possible ? »
C’est mĂ©connaĂ®tre que l’institution du mariage a aussi, et sans doute Ă titre principal, la fonction de rendre opposable aux tiers l’union prononcĂ©e. Cela intĂ©resse les proches, les voisins, les amis et, surtout les crĂ©anciers, actuels ou potentiels, pour lesquels la fusion des patrimoines offre des garanties nouvelles… Quand aux familles, elles sont concernĂ©es Ă plusieurs titres, mais notamment Ă cause des bouleversements que peut apporter un mariage et les enfants qui en naĂ®trons, dans les ordres de succession des uns et des autres.
Le mariage produit donc des effets juridiques importants, bien au delĂ du symbole et sans considĂ©ration des sentiments. Il n’est donc pas de mariage possible dans la confidence.
Ces fonctions juridiques du mariage peuvent-elles Ă©clairer le dĂ©bat sur les drapeaux ? Je ne sais pas. Mais dès lors qu’on admet que le mariage n’a pas qu’une fonction rituelle et symbolique et que l’essentiel est dans les effets juridiques produits, on peut peut-ĂŞtre regarder plus sereinement la prĂ©sence d’autres drapeaux que celui de la Nation. Dans le prolongement de l’article de Jules, j’avancerais que le fait que plus d’une nation soit reprĂ©sentĂ©e dans la salle, y compris par des drapeaux, ne fait que charger le mariage d’une notoriĂ©tĂ© Ă©largie… c’est renforcer le caractère public de la cĂ©rĂ©monie et non amoindrir l’institution que de tolĂ©rer cela.
D’ailleurs, par delĂ les positions de principe, il y a de nombreuses raisons de considĂ©rer les autres drapeaux comme bienvenus… Il n’est mĂŞme pas souhaitable qu’on rĂ©serve les drapeaux aux seuls cas oĂą une personne Ă©trangère est dans la salle, puisque le drapeaux reprĂ©sente aussi (symboliquement) des absents (peut-ĂŞtre est-ce sa fonction principale, d’ailleurs). Or, n’est-ce pas dans les mariages impliquant des familles Ă©trangères lointaines qu’il y a le plus de risques que certains membres soient absents ?
Les drapeaux ne sont pas les seuls Ă assurer cette reprĂ©sentation Ă©largie, au demeurant : les prĂ©sents passent le message de la prĂ©sence symbolique de bien d’autres personnes et de bien des façons, qui en arborant l’uniforme de son corps, qui en portant celui de son lycĂ©e, untel les attributs de ses croyances, tel autre les armoiries de son village, de sa ville, de sa rĂ©gion… L’on vient Ă la cĂ©rĂ©monie avec ses mĂ©dailles, ses galons, ses titres de gloire, et la solennitĂ©, dĂ©libĂ©rĂ©ment voulue par la loi, ne fait qu’y gagner. Alors pourquoi faudrait-il interdire un drapeau ?
Tout juste peut-on Ă©mettre des rĂ©serve sur certains drapeaux dont les pays seraient en guerre ouverte contre la France, ou qui ne la reconnaitrait pas officiellement, ou avec lesquels aucune convention n’a Ă©tĂ© signĂ©e pour faire reconnaĂ®tre dans le droit du pays, la pleine validitĂ© juridique du mariage français…. Que la loi amĂ©nage et dĂ©limite ces cas exceptionnels oĂą un drapeau ne serait pas le bienvenu me semble sensĂ©. Mais une interdiction gĂ©nĂ©rale me semble outrancière.
Bien Ă vous,
L’Ankou
Bonjour,
Vous idĂ©alisez, ils ne sortent pas le drapeau pour marier les Ă©tats mais pour exclure un symbole d’une administration et pour vous dire qu’ils ne sont pas en france mais chez eux.
Cela me fait penser Ă un article de « libĂ©ral » sur koz. Le pauvre croyait qu’il allait voir de la joie Ă descendre sur les champs lors de la qualification de l’Ă©quipe algĂ©rienne. Il a surtout vu dĂ©fiance et agressivitĂ© Ă son encontre. Quand quelqu’un agite le drapeau pour faire la fĂŞte, Ă©loignez vous si vous n’ĂŞtes pas sous le mĂŞme drapeau, il est entrain de marquer son territoire et non vous lancer un carton d’invitation. Cela vous Ă©vitera des commentaires peu amènes et des agressions.
En rĂ©sumĂ©, Il faudrait cesser de voir autre chose que du nationalisme lorsque l’on a du nationalisme sous les yeux.
En tout cas, ce n’est pas avec du nationalisme que l’on marie les communautĂ©s, ni les nations.
« On le voit, le mariage n’est formĂ© qu’au prononcĂ© du maire, et non pas Ă la rĂ©ception des consentements5″
Contrairement au rite catholique où ce sont les époux qui se marient, le pr^tre ne fausant que constater leurs consentements
Certes, c’est l’Etat qui intervient dans le mariage, mais ne reconnait il pas aussi le mariage fait par d’autres Ă©tats, pour leur ressortissants mais aussi pour les siens, au moins s’il s’agit d’un mariage mixte?
Et si on remontait aux origines ? Le mariage civil fut créé pour reprendre l’Ă©tat civil au clergĂ© pendant la RĂ©volution française, cependant, il n’est que le plagiat du sacrement religieux, remplaçant Ă peine quelques valeurs tirĂ©es des Écritures (vieilles de 2000 ans ou plus) par d’autres plus modernes mais qui n’ont pas rĂ©sistĂ© au temps. L’Ă©tat est devenu petit Ă petit le dĂ©fenseur d’une religion d’Ă©tat, dont l’identitĂ© nationale en est une manifestation aussi dĂ©suète que le mariage religieux lui mĂŞme.
Tout ceci aboutira, je l’espère, qu’on sera citoyen du monde et que les drapeaux deviendront sujet d’amusement dans les musĂ©es d’une sociĂ©tĂ© plus tolĂ©rante et multi-culturelle.
Le mariage est l’institution qui crĂ©e des liens officiels entre un homme et une femme, qui constituent un foyer, dans le but de procrĂ©er et de perpĂ©tuer l’espèce. Il est prononcĂ© sous l’autoritĂ© de la RĂ©publique… car nous sommes en RĂ©publique. Que les drapeaux dans la mairie ne soient que ceux de la RĂ©publique est normal, puisque la mairie reprĂ©sente la RĂ©publique, et que le mariage se fait selon les lois de la RĂ©publique. Ensuite, Ă l’extĂ©rieur, le principe de libertĂ© prĂ©vaut. Qui est un principe de la RĂ©publique. l’important Ă©tant que les lois de la RĂ©publique soient respectĂ©es dans le mariage, comme l’Ă©galitĂ© entre l’homme et la femme.