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	<title>Diner’s Room &#187; enfants</title>
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		<title>De la mendicité enfantine</title>
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		<pubDate>Sun, 17 Jan 2010 13:45:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jules</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans ce monde où la corruption des valeurs morales étend chaque jour davantage son empire, la défense de l&#8217;innocence contre la corruption est un combat sans trêve. Corruption de la misère, en l&#8217;occurrence. Si, comme moi, vous fréquentez le réseau express régional transilien, vous avez dû croiser le chemin de ces enfants qui déambulent le long des rames en quête d&#8217;aumône. Escortés d&#8217;un adulte ou par grappe de deux ou trois, ils tendent aux voyageurs leur paume ouverte et silencieuse. Leur regard est vide parfois ; espiègle ou hostile, parfois ; insistant, toujours. Je le fuis. Hier, c&#8217;était une petite fille qui précédait de quelques pas une femme sans âge. C&#8217;est un spectacle sordide qu&#8217;un enfant mendiant. Il l&#8217;est davantage encore lorsqu&#8217;un adulte — un parent, peut-être — l&#8217;accompagne. La mendicité n&#8217;est pas un délit en France. Elle n&#8217;est pas même prohibée sur la voie publique. En revanche, elle est interdite &#171;&#160;les trains, les cours ou bâtiments des gares et stations et, en général, dans toutes les dépendances du chemin de fer&#160;&#187; par l&#8217;article 85 du Décret du 22 mars 1942 portant règlement d&#8217;administration publique sur la police, la sûreté et l&#8217;exploitation des voies ferrées d&#8217;intérêt général et d&#8217;intérêt local. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans ce monde où la corruption des valeurs morales étend chaque jour davantage son empire, la défense de l&#8217;innocence contre la corruption est un combat sans trêve.</p>
<p>Corruption de la misère, en l&#8217;occurrence.</p>
<p>Si, comme moi, vous fréquentez le réseau express régional transilien, vous avez dû croiser le chemin de ces enfants qui déambulent le long des rames en quête d&#8217;aumône. Escortés d&#8217;un adulte ou par grappe de deux ou trois, ils tendent aux voyageurs leur paume ouverte et silencieuse. Leur regard est vide parfois ; espiègle ou hostile, parfois ; insistant, toujours. Je le fuis.</p>
<p>Hier, c&#8217;était une petite fille qui précédait de quelques pas une femme sans âge.</p>
<p>C&#8217;est un spectacle sordide qu&#8217;un enfant mendiant. Il l&#8217;est davantage encore lorsqu&#8217;un adulte — un parent, peut-être — l&#8217;accompagne.</p>
<p>La mendicité n&#8217;est pas un délit en France. Elle n&#8217;est pas même prohibée sur la voie publique. En revanche, elle est interdite &laquo;&nbsp;les trains, les cours ou bâtiments des gares et stations et, en général, dans toutes les dépendances du chemin de fer&nbsp;&raquo; par l&#8217;article 85 du <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=E22F40252C9E90AD02CD1D14614C32E1.tpdjo15v_1?idSectionTA=LEGISCTA000006111736&amp;cidTexte=JORFTEXT000000302733&amp;dateTexte=20061231">Décret du 22 mars 1942</a> <em>portant règlement d&#8217;administration publique sur la police, la sûreté et l&#8217;exploitation des voies ferrées d&#8217;intérêt général et d&#8217;intérêt local</em>. Le non respect de cette interdiction, cependant, n&#8217;est assortie d&#8217;aucune sanction pénale.</p>
<p>En revanche, l&#8217;exploitation de la mendicité d&#8217;un mineur est punissable de cinq années d&#8217;emprisonnement et 75000 € d&#8217;amende. Ceci résulte de l&#8217;article 225-12-5 du code pénal qui désigne sous cette formule le fait &laquo;&nbsp;d&#8217;embaucher, d&#8217;entraîner ou de détourner une personne en vue de la livrer à la mendicité, ou d&#8217;exercer sur elle une pression pour qu&#8217;elle mendie ou continue de le faire&nbsp;&raquo; ; et de l&#8217;article 225-12-6, qui aggrave les peines applicables lorsque l&#8217;exploitation est commise à l&#8217;égard d&#8217;un mineur. L&#8217;article 225-12-7 prévoit même une peine criminelle lorsque l&#8217;exploitation est commise en<em> bande organisée</em>. C&#8217;est à dire, aux termes de l&#8217;article 132-71 du code pénal, &laquo;&nbsp;<span>tout groupement formé ou toute entente établie en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, d&#8217;une ou de plusieurs infractions.&nbsp;&raquo;</span><span> </span><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=E22F40252C9E90AD02CD1D14614C32E1.tpdjo15v_1?idSectionTA=LEGISCTA000006111736&amp;cidTexte=JORFTEXT000000302733&amp;dateTexte=20061231"></a></p>
<p>Ajoutez à cela l&#8217;obligation scolaire, qui s&#8217;impose aux familles présentes sur le territoire<sup><a href="http://dinersroom.eu/4128/de-la-mendicite-enfantine/#footnote_0_4128" id="identifier_0_4128" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Nonobstant l&amp;#8217;&eacute;ventuelle irr&eacute;gularit&eacute; de leur situation au regard des r&egrave;gles qui gouvernent le s&eacute;jour des &eacute;trangers.">1</a></sup>, et l&#8217;on concevra que la mendicité enfantine heurte tout à la fois la loi et les principes qui l&#8217;animent.</p>
<p>Ces choses étant dites, une application rigoureuse du droit conduirait à soustraire ces enfants à l&#8217;autorité de leurs parents pour les confier aux services sociaux compétents. Ce qui n&#8217;est peut-être pas le meilleur moyen de servir leur intérêt supérieur.</p>
<p>De fait, le plus souvent, ces enfants sont <em>roms</em>. Et ces populations, lorsqu&#8217;elles maintiennent un mode de vie itinérant, éprouvent les plus grandes difficultés à trouver un emploi ou à bénéficier des aides sociales. La précarité de leur situation économique et administrative fait obstacle à la scolarisation des enfants<sup><a href="http://dinersroom.eu/4128/de-la-mendicite-enfantine/#footnote_1_4128" id="identifier_1_4128" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="On peut lire par exemple cette &eacute;tude de la Commission consultative des droits de l&amp;#8217;homme.">2</a></sup>. En sorte que la mendicité constitue une pratique dictée par la nécessité. Une pratique à laquelle participent les enfants.</p>
<p>On peut s&#8217;indigner, donc, de ce que des parents laissent quêter leurs enfants ; voire, qu&#8217;ils les y incitent. On peut même s&#8217;étonner de ce que les pouvoirs publics détournent le regard — comme souvent les voyageurs des trains de banlieue. Mais l&#8217;on peut tout aussi bien s&#8217;interroger sur l&#8217;indifférence teintée de défiance que nous éprouvons devant une condition si misérable. Si misérable qu&#8217;elle nous met face à la paume tendue d&#8217;un fillette.</p>
<p>Assurément, leur visage, non plus que leurs guenilles, n&#8217;est pas couvert d&#8217;un voile. Si ce n&#8217;est celui de notre regard. Il est, semble-t-il, des dignités plus scintillantes que d&#8217;autres.</p>
<br>
<br>
<br>
<br><ol class="footnotes"><li id="footnote_0_4128" class="footnote">Nonobstant l&#8217;éventuelle irrégularité de leur situation au regard des règles qui gouvernent le séjour des étrangers.</li><li id="footnote_1_4128" class="footnote">On peut lire par exemple <a href="http://www.cncdh.fr/IMG/pdf/08.02.07_Etude_et_propositions_sur_la_situation_des_Roms_et_des_gens_du_voyage_en_France-2.pdf">cette étude</a> de la Commission consultative des droits de l&#8217;homme.</li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>La rétention d&#8217;un enfant de deux mois et demi n&#8217;est pas un traitement inhumain ou dégradant</title>
		<link>http://dinersroom.eu/3797/la-retention-dun-enfant-de-deux-mois-et-demi-nest-pas-un-traitement-inhumain-ou-degradant/</link>
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		<pubDate>Sat, 12 Dec 2009 14:29:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jules</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Débat public]]></category>
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		<description><![CDATA[C&#8217;est la position qu&#8217;a adoptée la Cour de cassation dans deux arrêts rendus ce jeudi 11 décembre. Deux étrangers en situation irrégulière avaient été placés en rétention dans l&#8217;attente d&#8217;une reconduite à la frontière. L&#8217;un en Ariège ; l&#8217;autre en Ille-et-Vilaine. Ils étaient accompagnés de leur épouse et d&#8217;un enfant en bas âge : un an pour le premier, deux mois et demi pour le second. Dans l&#8217;un et l&#8217;autre cas, le premier président de la cour d&#8217;appel avait refusé de prolonger la rétention1 sur le fondement de l&#8217;article 3 de la Convention européenne des droits de l&#8217;homme qui prohibe les traitements inhumain ou dégradants. Pourquoi cela ? Les juges faisaient valoir deux arguments. Tout d&#8217;abord, la rétention administrative impose à l&#8217;enfant des &#171;&#160;conditions de vie anormales&#171;&#160;. On ne saurait disconvenir. Un centre de rétention n&#8217;est sans doute pas une maison d&#8217;arrêt, mais il n&#8217;est pas comparable au domicile des parents. Et il s&#8217;agit bel et bien d&#8217;un lieu de privation de liberté. Les juges avaient retenu ensuite &#171;&#160;la grande souffrance morale et psychique infligée à la mère et au père par [l']enfermement&#171;&#160;. Il va de soi que la privation de liberté cause une souffrance. Mais, ajoutent les juges, celle-ci [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3809" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-3809" title="barbele" src="http://dinersroom.eu/wp-content/uploads/2009/12/barbele-300x166.jpg" alt="Credit Meteor17. Licence GPLC" width="300" height="166" /><p class="wp-caption-text">Credit Meteor17. Licence GPLC</p></div>
<p>C&#8217;est la position qu&#8217;a adoptée la Cour de cassation dans <a href="http://www.courdecassation.fr/jurisprudence_2/premiere_chambre_civile_568/1308_10_14473.html">deux</a> <a href="http://www.courdecassation.fr/jurisprudence_2/premiere_chambre_civile_568/1309_10_14474.html">arrêts</a> rendus ce jeudi 11 décembre.</p>
<p>Deux étrangers en situation irrégulière avaient été placés en rétention dans l&#8217;attente d&#8217;une reconduite à la frontière. L&#8217;un en Ariège ; l&#8217;autre en Ille-et-Vilaine. Ils étaient accompagnés de leur épouse et d&#8217;un enfant en bas âge : un an pour le premier, deux mois et demi pour le second.</p>
<p>Dans l&#8217;un et l&#8217;autre cas, le premier président de la cour d&#8217;appel avait refusé de prolonger la rétention<sup><a href="http://dinersroom.eu/3797/la-retention-dun-enfant-de-deux-mois-et-demi-nest-pas-un-traitement-inhumain-ou-degradant/#footnote_0_3797" id="identifier_0_3797" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="En confirmant dans un cas l&amp;#8217;ordonnance du juge de la libert&eacute; et de la d&eacute;tention. En l&amp;#8217;infirmant dans l&amp;#8217;autre.">1</a></sup> sur le fondement de l&#8217;article 3 de la Convention européenne des droits de l&#8217;homme qui prohibe les traitements inhumain ou dégradants.</p>
<p>Pourquoi cela ?</p>
<p>Les juges faisaient valoir deux arguments.</p>
<p>Tout d&#8217;abord, la rétention administrative impose à l&#8217;enfant des &laquo;&nbsp;<em>conditions de vie anormales</em>&laquo;&nbsp;. On ne saurait disconvenir. Un centre de rétention n&#8217;est sans doute pas une maison d&#8217;arrêt, mais il n&#8217;est pas comparable au domicile des parents. Et il s&#8217;agit bel et bien d&#8217;un lieu de privation de liberté.</p>
<p>Les juges avaient retenu ensuite &laquo;&nbsp;<em>la grande souffrance morale et psychique infligée à la mère et au père par [l']enfermement</em>&laquo;&nbsp;. Il va de soi que la privation de liberté cause une souffrance. Mais, ajoutent les juges, celle-ci n&#8217;est pas &laquo;&nbsp;<em>proportionnée au but poursuivi</em>&laquo;&nbsp;, à savoir, la reconduite à la frontière. Autrement dit, l&#8217;affliction imposée par les autorités publiques n&#8217;est pas <em>nécessaire</em>.</p>
<p>Cela suffit-il pour justifier la qualification de <em>traitement inhumain ou dégradant</em> ?</p>
<p>Telle n&#8217;est pas la position de la Cour de cassation.</p>
<blockquote><p>[E]n statuant ainsi, par des motifs impropres à caractériser, en l’espèce, un traitement inhumain ou dégradant, le premier président a violé le premier des textes susvisés.</p></blockquote>
<p>Le terme important est &laquo;&nbsp;<em>en l&#8217;espèce</em>&laquo;&nbsp;. Il faut comprendre que l&#8217;appréciation d&#8217;une éventuelle violation de l&#8217;article 3 de la Convention européenne des droits de l&#8217;homme doit s&#8217;appuyer sur les <em>conditions concrètes</em> de la rétention. Ce dont il résulte que la seule rétention du très jeune enfant n&#8217;est pas constitutive <em>en elle-même</em> d&#8217;un traitement inhumain ou dégradant<sup><a href="http://dinersroom.eu/3797/la-retention-dun-enfant-de-deux-mois-et-demi-nest-pas-un-traitement-inhumain-ou-degradant/#footnote_1_3797" id="identifier_1_3797" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Comme le soutenaient les juges, suivis en cela par le rapporteur devant la Cour de cassation &mdash; avis &amp;laquo;&amp;nbsp;non conforme&amp;laquo;&amp;nbsp;.">2</a></sup>.</p>
<p>Il va de soi que la Cour de cassation ne pouvait admettre que seule la privation de liberté caractérise un tel traitement. Au reste, elle pouvait trouver argument pour cela dans la <a href="www.droitsenfant.com/telecharge/CIDE-1989pdf.pdf">Convention internationale sur les droits de l&#8217;enfant</a>. Si l&#8217;article 37 s&#8217;efforce de limiter et encadrer l&#8217;emprisonnement des mineurs, il prévoit cependant que :</p>
<blockquote><p>Nul enfant ne soit soumis à la torture ni à des peines ou <strong>traitements cruels, inhumains ou dégradants</strong> : ni la peine capitale ni l&#8217;emprisonnement à vie sans possibilité de libération ne doivent être prononcés pour les infractions commises par des personnes âgées de moins de 18 ans.</p></blockquote>
<p>Ce qui, <em>a contrario</em>, signifie que l&#8217;emprisonnement simple — et au delà, la privation de liberté — n&#8217;excède pas le standard imposé par les normes internationales.</p>
<p>Pour autant, dans les deux espèces soumises à la Cour de cassation, les enfants n&#8217;étaient pas retenus à raison de leurs actes, mais parce qu&#8217;ils suivaient le sort de leurs parents. Retenus <em>par accessoire</em>, en quelque sorte. Il faut dire que séparer purement et simplement ces enfants de leurs parents n&#8217;aurait certainement pas contribué au respect de leur droit de mener une vie familiale normale. Aussi les juges du fond estimaient-ils que faute de pouvoir séparer les enfants des parents, mieux valait que la condition des parents suive celle de leur enfant.</p>
<p>D&#8217;une certaine façon, l&#8217;<em>infans</em><sup><a href="http://dinersroom.eu/3797/la-retention-dun-enfant-de-deux-mois-et-demi-nest-pas-un-traitement-inhumain-ou-degradant/#footnote_2_3797" id="identifier_2_3797" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="le tr&egrave;s jeune enfant. En latin et chez les juristes, qui aiment distinguer.">3</a></sup> n&#8217;est jamais libre, faute de pouvoir mener une vie autonome. Aussi bien convient-il de ne s&#8217;intéresser qu&#8217;aux conditions de la vie familiale à l&#8217;intérieur du centre de rétention : celles-ci sont-elles impropres à garantir au jeune enfant une vie de famille normale ?</p>
<p>Pour en décider, estime la Cour de cassation, il faut apporter des éléments concrets. Ce que n&#8217;ont pas fait les juges du fond.</p>
<p>Au reste, la haute juridiction relève dans les deux cas l&#8217;existence d&#8217;un &laquo;&nbsp;<em>espace réservé aux familles</em>&nbsp;&raquo; dans le centre de rétention. Ce dispositif est destiné à permettre aux enfants et leurs parents de poursuivre une vie familiale. Il est prévu à l&#8217;article R. 553-3 du code de l&#8217;entrée et du séjour des étrangers :</p>
<blockquote><p>Les centres de rétention administrative susceptibles d&#8217;accueillir des familles disposent en outre de chambres spécialement équipées, et notamment de matériels de puériculture adaptés.</p></blockquote>
<p>Dès lors, on peut considérer que la possibilité d&#8217;accueillir des familles et de jeunes enfants suffit à écarter le constat d&#8217;anormalité des conditions de vie établi par les juges du fond.</p>
<p>Il est permis de regretter, cependant, que la Cour de cassation n&#8217;ait pas inversé la charge de la démonstration. Elle aurait pu en imposer à l&#8217;administration de démontrer que les conditions de la rétention ne privent pas le très jeune enfant des garanties qu&#8217;il peut attendre d&#8217;un état de droit<sup><a href="http://dinersroom.eu/3797/la-retention-dun-enfant-de-deux-mois-et-demi-nest-pas-un-traitement-inhumain-ou-degradant/#footnote_3_3797" id="identifier_3_3797" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ce que ne suffit peut-&ecirc;tre pas &agrave; assurer la seule existence d&amp;#8217;un &amp;laquo;&amp;nbsp;espace r&eacute;serv&eacute; aux familles&amp;laquo;&amp;nbsp;.">4</a></sup>. Car on peine tout de même à admettre que la rétention d&#8217;un enfant de deux mois et demi ne heurte pas les principes d&#8217;une société démocratique.</p>
<br>
<br>
<br>
<br><ol class="footnotes"><li id="footnote_0_3797" class="footnote">En confirmant dans un cas l&#8217;ordonnance du juge de la liberté et de la détention. En l&#8217;infirmant dans l&#8217;autre.</li><li id="footnote_1_3797" class="footnote">Comme le soutenaient les juges, <a href="http://www.courdecassation.fr/jurisprudence_2/premiere_chambre_civile_568/arrets_no_14475.html">suivis en cela</a> par le rapporteur devant la Cour de cassation — avis &laquo;&nbsp;<em>non conforme</em>&laquo;&nbsp;.</li><li id="footnote_2_3797" class="footnote">le très jeune enfant. En latin et chez les juristes, qui aiment distinguer.</li><li id="footnote_3_3797" class="footnote">Ce que ne suffit peut-être pas à assurer la seule existence d&#8217;un &laquo;&nbsp;<em>espace réservé aux familles</em>&laquo;&nbsp;.</li></ol>]]></content:encoded>
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