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	<title>Diner’s Room &#187; Jean Sarkozy</title>
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		<title>Affaire Jean Sarkozy : fin et suites</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Oct 2009 11:12:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jules</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L&#8217;affaire Jean Sarkozy a connu hier son dénouement. Mais a-t-elle trouvé son épilogue ? Il me vient, au lendemain de ce retrait qui n&#8217;est pas une retraite, une nuance de scepticisme. On loue la sagesse — ou l&#8217;habileté — de celui qui su renoncer à son ambition après l&#8217;avoir dite de façon si vibrante. C&#8217;est qu&#8217;il y a quelque chose de chevaleresque dans le sacrifice d&#8217;une dignité promise. Une blessure acceptée qui fait de l&#8217;enfant, qui veut tout, un homme qui sait devoir frustrer sa convoitise. Un témoignage de maturité, assurément. Certes. Mais à bien y regarder, Jean Sarkozy n&#8217;a pas abandonné toutes ses prétentions. Il sollicite aujourd&#8217;hui —et gageons qu&#8217;il sera satisfait — d&#8217;être désigné comme représentant du Conseil général des Hauts-de-Seine auprès de l&#8217;EPAD. Il occupera le poste opportunément rendu vacant par la démission d&#8217;Hervé Marseille, nommé par décret en conseil des ministres au Conseil économique et social. C&#8217;est dire que sur le fond, les critiques portées hier mériteraient de demeurer aujourd&#8217;hui. Tout du moins, sur les principes. Il semble que, bulle rétractée, l&#8217;on se dispose à voguer vers d&#8217;autres rives. Par lassitude, peut-être. Et que restera-t-il ? Peut-être une leçon politique. L&#8217;élection donne une légitimité fragile et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;affaire Jean Sarkozy a connu hier son dénouement. Mais a-t-elle trouvé son épilogue ?</p>
<p>Il me vient, au lendemain de ce retrait qui n&#8217;est pas une retraite, une nuance de scepticisme.</p>
<p>On loue la sagesse — ou l&#8217;habileté — de celui qui su renoncer à son ambition après l&#8217;avoir dite de façon si vibrante. C&#8217;est qu&#8217;il y a quelque chose de chevaleresque dans le sacrifice d&#8217;une dignité promise. Une blessure acceptée qui fait de l&#8217;enfant, qui veut tout, un homme qui sait devoir frustrer sa convoitise. Un témoignage de maturité, assurément.</p>
<p>Certes. Mais à bien y regarder, Jean Sarkozy n&#8217;a pas abandonné toutes ses prétentions. Il sollicite aujourd&#8217;hui —et gageons qu&#8217;il sera satisfait — d&#8217;être désigné comme représentant du Conseil général des Hauts-de-Seine auprès de l&#8217;EPAD. Il occupera le poste opportunément rendu vacant par la démission d&#8217;Hervé Marseille, nommé par décret en conseil des ministres au Conseil économique et social. C&#8217;est dire que sur le fond, les critiques portées hier mériteraient de demeurer aujourd&#8217;hui. Tout du moins, sur les principes.</p>
<p>Il semble que, bulle rétractée, l&#8217;on se dispose à voguer vers d&#8217;autres rives. Par lassitude, peut-être. Et que restera-t-il ?</p>
<p>Peut-être une leçon politique.</p>
<p>L&#8217;élection donne une légitimité fragile et circonscrite. Et le plus grand pouvoir se trouve bridé par les soupçons les plus minuscules. On pardonne qu&#8217;il soit parfois détourné du bien commun pour servir une stratégie électorale. On admet moins aisément les libéralités politiques destinées aux proches. <em>A fortiori</em>, lorsqu&#8217;elles intéressent la famille. Et tout se passe comme si le pouvoir du père devait paralyser les aspirations du fils.</p>
<p>C&#8217;est que le soupçon planera toujours, nonobstant les qualités de l&#8217;homme, que sa bonne fortune résulte davantage de son hérédité que de son génie. Tout du moins, tant que le père présidera aux destinées de la nation et de son camps politique.</p>
<p>Sans doute pourra-t-il nicher au Conseil générale des Hauts-de-Seine, le présider peut-être, conquérir l&#8217;EPAD — plus tard — mais le sentiment flottera toujours que ces victoires ont été conquises en terre acquise.</p>
<p>Étrangement, donc, le principal obstacle qui s&#8217;élève entre Jean Sarkozy et son destin ne tient pas aux grognements des médias, mais à la position de son père.</p>
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		<title>La défense de Jean Sarkozy par Frédéric Lefebvre. Cave canem</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Oct 2009 10:31:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jules</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Débat public]]></category>
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		<description><![CDATA[Cave, canis, plutôt. Le très pertinent Frédéric Lefebvre, porte-parole de l&#8217;UMP, s&#8217;est fendu d&#8217;un communiqué destiné à éteindre la polémique sur la candidature de Jean Sarkozy pour le poste de Président de l&#8217;EPAD. L’UMP regrette que le PS parle de nomination1 pour l’EPAD, en sachant parfaitement qu’il s’agit d’une élection, que la Loi prévoit que ce soit un élu qui doive en prendre la présidence, et qu’à ce titre, tous les conseillers généraux sont légitimes à être candidats. La première partie de la phrase est tout à fait exacte. La présidence de l&#8217;EPAD résulte bien d&#8217;une élection, comme en dispose l&#8217;article 4 du décret n°58-815 du 9 septembre 1958 créant un établissement public pour l&#8217;aménagement de la région dite &#171;&#160;de la Défense&#160;&#187; dans le département de la Seine2 : Le conseil d&#8217;administration élit son président en son sein. Au reste, la combinaison du même texte et de l&#8217;article 5 du décret3 suppose que les représentants des collectivités locales au Conseil d&#8217;administration soient élus. Cependant, c&#8217;est une rapidité que de laisser entendre que le le Président de l&#8217;EPAD est élu par les conseillers généraux. Aussi bien que de dire que &#171;&#160;tous les conseillers généraux sont légitimes à être candidats&#171;&#160;. En réalité, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><img class="alignleft size-medium wp-image-3416" title="486px-Frédéric_Lefebvre" src="http://dinersroom.eu/wp-content/uploads/2009/10/486px-Frédéric_Lefebvre-243x300.jpg" alt="486px-Frédéric_Lefebvre" width="243" height="300" />Cave, canis</em>, plutôt.</p>
<p>Le très pertinent Frédéric Lefebvre, porte-parole de l&#8217;UMP, s&#8217;est fendu d&#8217;un <a href="http://www.u-m-p.org/site/index.php/ump/s_informer/communiques/le_futur_president_de_l_epad_sera_elu">communiqué</a> destiné à éteindre la polémique sur la candidature de Jean Sarkozy pour le poste de Président de l&#8217;EPAD.</p>
<blockquote><p>L’UMP regrette que le PS <a href="http://presse.parti-socialiste.fr/2009/10/12/jean-sarkozy-a-la-tete-de-l%E2%80%99epad-nouvelle-traduction-d%E2%80%99une-conception-monarchique-du-pouvoir/">parle de nomination</a><sup><a href="http://dinersroom.eu/3412/la-defense-de-jean-sarkozy-par-frederic-lefebvre-cave-canem/#footnote_0_3412" id="identifier_0_3412" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="J&amp;#8217;ajoute le lien.">1</a></sup> pour l’EPAD, en sachant parfaitement qu’il s’agit d’une élection, que la Loi prévoit que ce soit un élu qui doive en prendre la présidence, et qu’à ce titre, tous les conseillers généraux sont légitimes à être candidats.</p></blockquote>
<p>La première partie de la phrase est tout à fait exacte. La présidence de l&#8217;EPAD résulte bien d&#8217;une élection, comme en dispose l&#8217;article 4 du <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do%3Bjsessionid=E961D2B44E4707622E89F7F0EB90BF6F.tpdjo15v_3?cidTexte=JORFTEXT000000868971&amp;dateTexte=20090803">décret n°58-815</a> du 9 septembre 1958 créant un établissement public pour l&#8217;aménagement de la région dite &laquo;&nbsp;de la Défense&nbsp;&raquo; dans le département de la Seine<sup><a href="http://dinersroom.eu/3412/la-defense-de-jean-sarkozy-par-frederic-lefebvre-cave-canem/#footnote_1_3412" id="identifier_1_3412" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="J&amp;#8217;avais, par erreur, vis&eacute; les textes relatifs &agrave; l&amp;#8217;&eacute;tablissement de gestion de la d&eacute;fense qui figure dans le Code de l&amp;#8217;urbanisme.">2</a></sup> :</p>
<blockquote><p>Le conseil d&#8217;administration élit son président en son sein.</p></blockquote>
<p>Au reste, la combinaison du même texte et de l&#8217;article 5 du décret<sup><a href="http://dinersroom.eu/3412/la-defense-de-jean-sarkozy-par-frederic-lefebvre-cave-canem/#footnote_2_3412" id="identifier_2_3412" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="J&amp;#8217;avais par erreur vis&eacute; initialement les textes relatifs &agrave; lEGPD.">3</a></sup> suppose que les représentants des collectivités locales au Conseil d&#8217;administration soient élus.</p>
<p>Cependant, c&#8217;est une rapidité que de laisser entendre que le le Président de l&#8217;EPAD est élu par les conseillers généraux. Aussi bien que de dire que &laquo;&nbsp;<em>tous les conseillers généraux sont légitimes à être candidats</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p>En réalité, les membres du conseil d&#8217;administration sont &laquo;&nbsp;<em>désignés</em>&nbsp;&raquo; — il s&#8217;agit donc bien ici d&#8217;une &laquo;&nbsp;<em>nomination</em>&nbsp;&raquo; — par les communes et le conseil général parmi leurs élus. Et le président est élu <em>parmi ces membres</em>, par le conseil. Autrement dit, tous les conseillers généraux ne sont pas légitimes à être candidats au poste de président. Seuls ceux qui ont été <em>désignés </em>pour siéger au conseil d&#8217;administration le sont.</p>
<p>Cette légère et innocente — comment en douter ? — erreur ayant été corrigée, intéressons-nous à la suite du communiqué.</p>
<p>Suivant une célèbre stratégie de comptoir — &laquo;&nbsp;<em>la meilleure défense, c&#8217;est l&#8217;attaque</em>&nbsp;&raquo; — le porte-parole de l&#8217;UMP cingle vers les eaux connues du Parti socialiste, comme autrefois Caton sur Carthage<sup><a href="http://dinersroom.eu/3412/la-defense-de-jean-sarkozy-par-frederic-lefebvre-cave-canem/#footnote_3_3412" id="identifier_3_3412" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Socialistis pars delenda est.">4</a></sup>.</p>
<blockquote><p>Si l’on voulait être d’aussi mauvaise foi que le PS, on pourrait lui demander de renoncer à la nomination de Martine AUBRY comme premier secrétaire ! D’autant que fille de son père, Jacques DELORS, elle a connu très jeune une brillante carrière sous le régime de la nomination.</p></blockquote>
<p>La <em>mauvaise foi</em>, une disposition que l&#8217;on sait bien étrangère à Frédéric Lefebvre. Et l&#8217;on imagine sans peine les efforts d&#8217;imagination qu&#8217;a du lui coûter cet exercice si peu familier. Imagination peu fertile ; son honnêteté s&#8217;y refuse. C&#8217;est peut-être pour cette raison d&#8217;ailleurs, que l&#8217;analogie qu&#8217;il s&#8217;efforce d&#8217;établir manque si lamentablement son but.</p>
<p>Si l&#8217;on ne peut contester que Martine Aubry soit la fille de Jacques Delors, il sera tout d&#8217;abord observé que ce dernier n&#8217;a pas été Président de la République.</p>
<p>On notera ensuite qu&#8217;à 23 ans, elle cirait les bancs de l&#8217;Ecole nationale d&#8217;administration après une maîtrise en économie et l&#8217;Institut d&#8217;études politiques. Le désormais candidat à la Présidence de l&#8217;EPAD a pour titre une première année de droit et deux échecs aux examens de la deuxième année.</p>
<p>Note aux profanes : cette deuxième année donne des rudiments de droit civil des contrats et de droit administratif<sup><a href="http://dinersroom.eu/3412/la-defense-de-jean-sarkozy-par-frederic-lefebvre-cave-canem/#footnote_4_3412" id="identifier_4_3412" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Que l&amp;#8217;on ma&icirc;trise honorablement &agrave; l&amp;#8217;ENA">5</a></sup>, toutes choses utiles lorsque l&#8217;on se dispose à présider un organisme public d&#8217;aménagement d&#8217;un quartier d&#8217;affaires. Donnons  cependant acte à Jean Sarkozy de connaître le programme de première année. On y suit en Sorbonne un cours de droit de la famille fort édifiant sur le devoir de secours entre parents. Une leçon semble-t-il bien apprise.</p>
<p>Mais revenons à Martine Aubry que nous avions laissé rue de l&#8217;université. Elle en sorti pour travailler en ministère. Une affectation qui résulte de la liste des postes ouverts aux diplômé de cette noble institution. Une affectation au reste fort commune, au regard des très élitistes Conseil d&#8217;État, Inspection des finances, et Cour des comptes. Une affectation, surtout, qui ne doit rien à la faveur paternelle. Jacques Delors, à l&#8217;époque, exerçait comme professeur d&#8217;économie à l&#8217;université Paris Dauphine.</p>
<p>Ce n&#8217;est en 1991 que Martine Aubry commence sa carrière ministérielle. Dût la galanterie se récrier, on mentionnera son âge : quarante et un ans. A cette époque, Jacques Delors présidait la commission européenne. Une noble fonction sans lien avec la composition d&#8217;un gouvernement que l&#8217;on voudra croire empreinte de l&#8217;influence du Président de la République d&#8217;alors.</p>
<p>Et si Martine Aubry n&#8217;avait pas alors, connu de mandat électif, il en va aujourd&#8217;hui, au sein du gouvernement, de Christine Lagarde ou de Frédéric Mitterrand.</p>
<p>Bref, Martine Aubry dut sa première nomination à son rang de sortie à l&#8217;ENA. Un parcours tout ce qu&#8217;il y a de méritocratique en somme, et conforme aux principes dégagés par le Président de la République dans son <a href="http://www.elysee.fr/download/?mode=press&amp;filename=091013_Discours_PR_reforme_du_lycee.pdf">discours </a>sur la réforme du lycée.</p>
<blockquote><p>— Cela voulait dire : &laquo;&nbsp;désormais, ce qui compte en France pour réussir, ce n’est plus d’être &#8216;bien né&#8217; : pour réussir, il faut travailler dur, et avoir fait la preuve, par ses études, par son travail, de sa valeur&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Principe de justice, mais en même temps, principe d’efficacité : car quel meilleur critère que celui du savoir et de la compétence pour désigner ceux qui doivent exercer des responsabilités ?</p></blockquote>
<p>On ne saurait mieux dire&#8230;<br />
<!-- br--><br />
</br><br />
</br><br />
<span style="color: #ff0000;">NB : A ma grande honte, j&#8217;avais visé des textes applicables à l&#8217;EGPD et non à l&#8217;EPAD. De ce fait, j&#8217;ai tout à fait indûment corrigé rue89 dans les commentaires. Qu&#8217;ils veuillent bien accepter mes excuses s&#8217;ils me lisent.</span></p>
<br>
<br>
<br>
<br><ol class="footnotes"><li id="footnote_0_3412" class="footnote">J&#8217;ajoute le lien.</li><li id="footnote_1_3412" class="footnote">J&#8217;avais, par erreur, visé les textes relatifs à l&#8217;établissement de gestion de la défense qui figure dans le Code de l&#8217;urbanisme.</li><li id="footnote_2_3412" class="footnote">J&#8217;avais par erreur visé initialement les textes relatifs à lEGPD.</li><li id="footnote_3_3412" class="footnote"><em>Socialistis pars delenda est</em>.</li><li id="footnote_4_3412" class="footnote">Que l&#8217;on maîtrise honorablement à l&#8217;ENA</li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Aux âmes bien nées&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Oct 2009 12:00:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jules</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#8230; la valeur n&#8217;attend point le nombre des années. C&#8217;est la réponse que fit — en forme d&#8217;aphorisme — Patrick Devedjian lorsqu&#8217;on l&#8217;interrogea sur la candidature de Jean Sarkozy à la Présidence de l&#8217;Établissement public d&#8217;administration de la Défense. Perfidie discrète ? Les âmes bien nées sont celles de la noblesse. Et c&#8217;est de son sang que se prévaut Rodrigue, contre la suffisance du Comte. Ce même sang que Don Diègue appelle lorsqu&#8217;il l&#8217;invite à défier son offenseur : — Viens, mon fils, viens, mon sang, viens réparer ma honte ; viens me venger. Vous me direz qu&#8217;il ne s&#8217;agit pas ici de défier quiconque, sinon les limites d&#8217;une démocratie irréprochable. Car enfin, qu&#8217;est-ce donc que présider l&#8217;EPAD ? N&#8217;assurant aucune fonction exécutive, il ne décide de rien, sinon de convoquer le conseil d&#8217;administration et de lui proposer la nomination d&#8217;un directeur1. Au sein du conseil, il n&#8217;est qu&#8217;un membre parmi les autres, sauf, bien sûr, à exercer un magistère sur la majorité des membres issus du Conseil général des Hauts-de-Seine. Un poste de prestige, donc. Un titre de Président pour une &#171;&#160;âme bien née&#171;&#160;. Et il sera bien difficile à Jean Sarkozy d&#8217;y démontrer ses talents. Les dignités de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&#8230; la valeur n&#8217;attend point le nombre des années.</p>
<p>C&#8217;est la réponse que fit — en forme d&#8217;aphorisme — Patrick Devedjian lorsqu&#8217;on l&#8217;interrogea sur la candidature de Jean Sarkozy à la Présidence de l&#8217;Établissement public d&#8217;administration de la Défense.</p>
<p>Perfidie discrète ?</p>
<p>Les <em>âmes bien nées</em> sont celles de la noblesse. Et c&#8217;est de son sang que se prévaut Rodrigue, contre la suffisance du Comte.</p>
<p>Ce même sang que Don Diègue appelle lorsqu&#8217;il l&#8217;invite à défier son offenseur :</p>
<blockquote><p>— Viens, mon fils, viens, mon sang, viens réparer ma honte ; viens me<br />
venger.</p></blockquote>
<p>Vous me direz qu&#8217;il ne s&#8217;agit pas ici de défier quiconque, sinon les limites d&#8217;une démocratie irréprochable. Car enfin, qu&#8217;est-ce donc que présider l&#8217;EPAD ?</p>
<p>N&#8217;assurant aucune fonction exécutive, il ne décide de rien, sinon de convoquer le conseil d&#8217;administration et de lui proposer la nomination d&#8217;un directeur<sup><a href="http://dinersroom.eu/3384/aux-ames-bien-nees/#footnote_0_3384" id="identifier_0_3384" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Qui exercera le pouvoir v&eacute;ritable.">1</a></sup>. Au sein du conseil, il n&#8217;est qu&#8217;un membre parmi les autres, sauf, bien sûr, à exercer un magistère sur la majorité des membres issus du Conseil général des Hauts-de-Seine.</p>
<p>Un poste de prestige, donc. Un titre de Président pour une &laquo;&nbsp;<em>âme bien née</em>&laquo;&nbsp;. Et il sera bien difficile à Jean Sarkozy d&#8217;y démontrer ses talents.</p>
<p>Les dignités de <em>naissance</em>, cependant, ne devraient pas prospérer en République. Aussi bien le propos — discrète insinuation ? — de Patrick Devedjian paraît empreint de quelque rosserie.</p>
<p>Nous préférons penser, pour notre part, que c&#8217;est en qualité de conseiller général que le postulant verra sa candidature retenue par l&#8217;assemblée à laquelle il appartient. Comme tous les autres membres, y compris son prédécesseur. Ceux-ci, assurément, ne devaient pas leur nomination à une quelconque faveur présidentielle, mais aux qualités que l&#8217;on s&#8217;apprête à reconnaître aujourd&#8217;hui à Jean Sarkozy.</p>
<p>A Corneille, faisons donc répondre Molière :</p>
<blockquote><p>— Dignus est intrare.</p></blockquote>
<p>Ce qui est moins tragique que les services du sang.</p>
<br>
<br>
<br>
<br><ol class="footnotes"><li id="footnote_0_3384" class="footnote">Qui exercera le pouvoir véritable.</li></ol>]]></content:encoded>
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