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		<title>Brèves observations sur les élections cantonales</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Mar 2011 18:54:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jules</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans ce monde où la corruption des valeurs morales étend chaque jour davantage son empire, une hirondelle ne fait pas le printemps, mais un premier tour d&#8217;élections cantonales, si. Du moins lorsqu&#8217;il tombe un dimanche 20 mars 2011, jour d&#8217;équinoxe. Les résultats du premier tour des élections cantonales n&#8217;autorisent sans doute pas de conclusions incontestables. Les ignorer, cependant, au prétexte de l&#8217;abstention, ou refuser d&#8217;y voir autre chose qu&#8217;une collection de joutes locales serait faire preuve d&#8217;un même aveuglement. Ce scrutin a bel et bien une valeur politique, et celle-ci est élevée. Les enseignements à en tirer sont fort riches, pourvu qu&#8217;on puisse le faire avec suffisamment d&#8217;information, de labeur et de talent. Toutes choses dont l&#8217;honnêteté m&#8217;invite à reconnaître le défaut1. Ce sera donc le plaisir de la spéculation qui guidera ces brèves remarques. Pourquoi les élections cantonales ont un contenu politique riche ? Eh bien, de façon paradoxale, à raison de leur insignifiance. On en ignore généralement l&#8217;objet et quand on le connaît, il est bien difficile de lui prêter un contenu politique majeur. Il s&#8217;agit après tout d&#8217;élire une majorité chargée d&#8217;administrer le département. Les décisions de gestion y sont fort peu politiques et l&#8217;enjeu fiscal est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans ce monde où la corruption des valeurs morales étend chaque jour davantage son empire, une hirondelle ne fait pas le printemps, mais un premier tour d&#8217;élections cantonales, si.</p>
<p>Du moins lorsqu&#8217;il tombe un dimanche 20 mars 2011, jour d&#8217;équinoxe.</p>
<p>Les résultats du premier tour des élections cantonales n&#8217;autorisent sans doute pas de conclusions incontestables. Les ignorer, cependant, au prétexte de l&#8217;abstention, ou refuser d&#8217;y voir autre chose qu&#8217;une collection de joutes locales serait faire preuve d&#8217;un même aveuglement. Ce scrutin a bel et bien une valeur politique, et celle-ci est élevée. Les enseignements à en tirer sont fort riches, pourvu qu&#8217;on puisse le faire avec suffisamment d&#8217;information, de labeur et de talent. Toutes choses dont l&#8217;honnêteté m&#8217;invite à reconnaître le défaut<sup><a href="http://dinersroom.eu/5800/breves-observations-sur-les-elections-cantonales/#footnote_0_5800" id="identifier_0_5800" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="M&ecirc;me si ma vanit&eacute; proteste &eacute;nergiquement.">1</a></sup>.</p>
<p>Ce sera donc le plaisir de la spéculation qui guidera ces <span style="text-decoration: line-through;">brèves</span> remarques.</p>
<p>Pourquoi les élections cantonales ont un contenu politique riche ?</p>
<p>Eh bien, de façon paradoxale, à raison de leur insignifiance. On en ignore généralement l&#8217;objet et quand on le connaît, il est bien difficile de lui prêter un contenu politique majeur. Il s&#8217;agit après tout d&#8217;élire une majorité chargée d&#8217;administrer le département. Les décisions de gestion y sont fort peu politiques et l&#8217;enjeu fiscal est inexistant. Les conseillers généraux sortants — ou leurs concurrents — n&#8217;entretiennent pas avec leurs électeurs le lien<sup><a href="http://dinersroom.eu/5800/breves-observations-sur-les-elections-cantonales/#footnote_1_5800" id="identifier_1_5800" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Souvent client&eacute;liste.">2</a></sup> que le maire ou le député se doit de nourrir. Il s&#8217;ensuit que le choix électoral, alors, se résume souvent à l&#8217;expression d&#8217;une affiliation partisane.</p>
<p>Comment, donc, interpréter les choix de ce dimanche 20 mars 2011, jour de printemps ?</p>
<p><strong><em>L&#8217;abstention</em></strong>, d&#8217;abord, trahit assurément le désintérêt de l&#8217;électeur. Mais à quoi l&#8217;attribuer ?</p>
<p>Au premier chef, à l&#8217;absence d&#8217;enjeu véritable, sans doute. D&#8217;autant que l&#8217;indifférence de l&#8217;électeur était largement entretenue par l&#8217;énergique indolence des principaux partis — le Front National excepté. Pour des raisons évidentes, l&#8217;UMP, qui anticipait fort justement sa défaite, n&#8217;a pas stimulé la joute électorale. Pour des raisons moins évidentes, le Parti socialiste n&#8217;est pas parvenu à dramatiser un scrutin qui se présentait pourtant sous un jour favorable. Il faut ajouter à cela que la défiance à l&#8217;égard de l&#8217;UMP s&#8217;est sans doute manifestée<sup><a href="http://dinersroom.eu/5800/breves-observations-sur-les-elections-cantonales/#footnote_2_5800" id="identifier_2_5800" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Comme il est de fr&eacute;quent usage &agrave; droite.">3</a></sup> par un refus de vote qui a nourrit l&#8217;abstention.</p>
<p><strong><em>La débâcle de l&#8217;UMP</em></strong> est le second fait marquant. Quels que soient les explications sinueuses de ses dirigeants.</p>
<p>Cette débâcle ne se lit pas seulement dans le score médiocre d&#8217;un parti à vocation hégémonique sur le camp conservateur<sup><a href="http://dinersroom.eu/5800/breves-observations-sur-les-elections-cantonales/#footnote_3_5800" id="identifier_3_5800" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="A la diff&eacute;rence du parti socialiste, l&amp;#8217;UMP peut difficilement pr&eacute;tendre &agrave; de bons r&eacute;sultats &agrave; moins de 30% des votes.">4</a></sup>, mais également aux honorables résultats des candidats &laquo;&nbsp;<em>divers droites</em>&laquo;&nbsp;. Faire le choix d&#8217;un candidat <em>divers droite</em> dans une élection où la variable personnelle des candidats est faible montre le rejet dont l&#8217;UMP fait l&#8217;objet parmi l&#8217;électorat de droite. Tout du moins, celui qui s&#8217;est déplacé. Car il faut réserver également à droite la part d&#8217;abstentionnistes.</p>
<p><strong><em>Notule en passant :</em></strong> on sait que l&#8217;électorat âgé a une propension à la participation électorale plus élevée que les autres classes d&#8217;âge. On sait aussi que cet électorat a une préférence nette pour la droite conservatrice. Il conviendra donc d&#8217;observer avec attention le vote des personnes âgées. Car, si celles-ci se sont détournées du parti du Président Sarkozy alors qu&#8217;elles constituent sa &laquo;&nbsp;fidèle clientèle&nbsp;&raquo;, même au profit de la droite diverse ou du Front National, il y aura de quoi s&#8217;inquiéter franchement pour le premier tour de 2012.</p>
<p><strong><em>Une droite tripolaire</em></strong>, ensuite. La droite des cantonales, en effet, apparaît divisée en trois contingent de force équivalente. La <strong>droite conservatrice</strong> de l&#8217;UMP n&#8217;obtient qu&#8217;une légère avance (17%) sur la <strong>droite nationale</strong> (15,2%) et les candidats <strong>divers droite</strong> (15%). Cette division est tout à la fois artificielle et réelle.</p>
<p>Elle est <strong>artificielle</strong> dans la mesure où le vote <em>divers droite</em> semble traduire davantage un rejet de l&#8217;UMP qu&#8217;une fracture idéologique franche au sein de la droite. Par ailleurs, l&#8217;abstention a sans doute pour effet de minorer le score de l&#8217;UMP.</p>
<p>Elle est peut être <strong>réelle</strong> dans la mesure où l&#8217;UMP accuse un net tropisme droitier qui peut indisposer <em>l&#8217;électorat conservateur modéré</em>.</p>
<p>Or, rien n&#8217;assure que cet électorat, qui a témoigné de son agacement, reviendra à la raison partisane en 2012 pour porter le Président Sarkozy au second tour de l&#8217;élection présidentielle. Rien, il est vrai, ne l&#8217;interdit. L&#8217;électorat conservateur est fidèle et légitimiste. Il vote rarement contre un candidat conservateur et préfère s&#8217;abstenir. En cela, le vote <em>divers droite</em> peut apparaître comme un signe de rupture. Cependant, l&#8217;insignifiance des élections cantonales a pu libérer les humeurs de cet électorat qui hésitera à favoriser la victoire d&#8217;un adversaire en 2012. Sans compter qu&#8217;il faudrait un rival solide au Président Sarkozy pour porter un vote concurrent.</p>
<p>Vous me direz que les rivaux ne manquent pas à droite. C&#8217;est vrai. Mais iront-ils jusqu&#8217;à contester au candidat de la droite majoritaire la possibilité de l&#8217;emporter ? Rien n&#8217;est moins sûr.</p>
<p><em><strong>Le Front National obtient un score honorable</strong></em>. On fait valoir, certes, que ses résultats en voix n&#8217;excèdent guère ceux de scrutins antérieurs, mais il était d&#8217;usage qu&#8217;une abstention forte le défavorise<sup><a href="http://dinersroom.eu/5800/breves-observations-sur-les-elections-cantonales/#footnote_4_5800" id="identifier_4_5800" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Les motivations du vote Front National empruntent souvent aux m&ecirc;me sources que l&amp;#8217;abstention.">5</a></sup>. Aussi bien faut-il tempérer le jugement sur cette stagnation relative.</p>
<p>Tout comme il faut mesurer l&#8217;appréciation selon laquelle le résultat donné au niveau national ne tient pas compte de l&#8217;absence de candidats du Front National dans certaines circonscriptions. Sans doute les résultats obtenus localement sont-ils plus élevés que la moyenne nationale, mais on ne peut en déduire qu&#8217;une couverture totale des circonscriptions aurait significativement haussé le score final. On peut estimer, en effet, que le Parti de Marine Le Pen a négligé des cantons dans lesquels il n&#8217;anticipait pas de bons résultats.</p>
<p>En réalité, le test, pour le Front National commence <em>au second tour</em>. Si ses candidats se trouvent en mesure de contester la victoire à leurs adversaires, c&#8217;est que le vote Front National est devenu moins rebutant pour l&#8217;électeur. Et en particulier l&#8217;électeur de droite.</p>
<p>Outre qu&#8217;une telle hypothèse aurait pour effet de solidifier un électorat plus confiant dans les chances de succès de ses candidats, elle rendrait la tâche des conservateurs modérés plus ardue ; car il lui faudrait envisager d&#8217;intégrer le Front national à une coalition de droite<sup><a href="http://dinersroom.eu/5800/breves-observations-sur-les-elections-cantonales/#footnote_5_5800" id="identifier_5_5800" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ce qui, en passant, me semble une bonne chose pour le syst&egrave;me politique fran&ccedil;ais.">6</a></sup>. Mais la synthèse du centre droit et de la droite nationale peut être ardue à trouver.</p>
<p><em><strong>La situation de la gauche</strong></em> n&#8217;appelle pas de réponse particulière. Elle semble convenablement structurée pour former une coalition victorieuse lors d&#8217;un scrutin national, mais se heurte à son défi historique sous la cinquième République : trouver un candidat qui puisse réaliser une synthèse électorale personnelle à la mesure de celle qui peut prospérer dans des scrutins collectifs : on imagine volontiers l&#8217;électeur socialiste porter ses voix sur un candidat communiste dans un canton ou un département. Mais il peut hésiter davantage dans le cadre de l&#8217;élection présidentielle, face à un candidat de la droite modérée.</p>
<p>Autrement dit, l&#8217;enjeu, pour la gauche, réside dans le choix d&#8217;un candidat. A droite, c&#8217;est devenu une question de structure partisane.</p>
<p>Je m&#8217;en voudrais, pour finir, de ne pas dire un mot du Modem, dont la maigreur du résultat permet de mesurer la confiance de l&#8217;électeur. Et je ne crains pas de m&#8217;avancer en prophétisant pour 2012 un score médiocre à François Bayrou, qui a largement épuisé le crédit qu&#8217;il avait pu gagner en 2007.</p>
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<br><ol class="footnotes"><li id="footnote_0_5800" class="footnote">Même si ma vanité proteste énergiquement.</li><li id="footnote_1_5800" class="footnote">Souvent clientéliste.</li><li id="footnote_2_5800" class="footnote">Comme il est de fréquent usage à droite.</li><li id="footnote_3_5800" class="footnote">A la différence du parti socialiste, l&#8217;UMP peut difficilement prétendre à de bons résultats à moins de 30% des votes.</li><li id="footnote_4_5800" class="footnote">Les motivations du vote Front National empruntent souvent aux même sources que l&#8217;abstention.</li><li id="footnote_5_5800" class="footnote">Ce qui, en passant, me semble une bonne chose pour le système politique français.</li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Élections régionales : un désastre en trompe l&#8217;œil pour la droite ?</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 12:46:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jules</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans ce monde où la corruption des valeurs morales étend chaque jour davantage son empire, un homme de qualité se doit de ne point laisser croupir sa pensée dans le silence, sans se laisser arrêter par une ignorance triviale ou une lâche modestie. Raisonnablement nanti de cette qualité que la terre civilisée envie au génie français, je vais donc m&#8217;arrêter sur les résultats du premier tour de ces élections régionales. Commençons par l&#8217;abstention. S&#8217;agit-il d&#8217;un désintérêt pour la chose politique. Désintérêt né tout à la fois d&#8217;un mépris croissant pour le personnel politique et d&#8217;un affaissement du civisme républicain ? On ne peut l&#8217;écarter tout à fait, sans doute. Mais d&#8217;autres facteurs peuvent contribuer à expliquer la désaffection des électeurs pour les urnes. Tout d&#8217;abord, les enjeux du scrutin. Si l&#8217;on admet, comme il résulte d&#8217;une enquête de l&#8217;institut CSA, que les enjeux régionaux ont dominé la perspective nationale, on conçoit volontiers la paresse de l&#8217;électeur. Le pouvoir régional s&#8217;exerce difficilement selon des déterminants idéologiques. Et même si les électeurs ne sont pas au fait des compétences de la région, ils perçoivent sans peine qu&#8217;une inflexion politique des organes dirigeants a des conséquences marginales sur leur vie quotidienne. Dés lors, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://dinersroom.eu/wp-content/uploads/2010/03/MarianneBuste.JPG"><img class="alignleft size-medium wp-image-4516" title="MarianneBuste" src="http://dinersroom.eu/wp-content/uploads/2010/03/MarianneBuste-170x300.jpg" alt="MarianneBuste" width="170" height="300" /></a>Dans ce monde où la corruption des valeurs morales étend chaque jour davantage son empire, un homme de qualité se doit de ne point laisser croupir sa pensée dans le silence, sans se laisser arrêter par une ignorance triviale ou une lâche modestie.</p>
<p>Raisonnablement nanti de cette qualité que la terre civilisée envie au génie français, je vais donc m&#8217;arrêter sur les résultats du premier tour de ces élections régionales.</p>
<p>Commençons par l&#8217;abstention.</p>
<p>S&#8217;agit-il d&#8217;un désintérêt pour la chose politique. Désintérêt né tout à la fois d&#8217;un mépris croissant pour le personnel politique et d&#8217;un affaissement du civisme républicain ?</p>
<p>On ne peut l&#8217;écarter tout à fait, sans doute. Mais d&#8217;autres facteurs peuvent contribuer à expliquer la désaffection des électeurs pour les urnes.</p>
<p>Tout d&#8217;abord, les enjeux du scrutin. Si l&#8217;on admet, comme il résulte <a href="http://www.csa-fr.com/dataset/data2010/opi20100314-sondage-jour-du-vote-au-premier-tour-des-elections-regionales-2010.pdf">d&#8217;une enquête</a> de l&#8217;institut CSA, que les enjeux régionaux ont dominé la perspective nationale, on conçoit volontiers la paresse de l&#8217;électeur. Le pouvoir régional s&#8217;exerce difficilement selon des déterminants idéologiques. Et même si les électeurs ne sont pas au fait des compétences de la région, ils perçoivent sans peine qu&#8217;une inflexion politique des organes dirigeants a des conséquences marginales sur leur vie quotidienne.</p>
<p>Dés lors, les mouvements de l&#8217;opinion à l&#8217;échelle nationale doivent être lus avec circonspection.</p>
<p>Il semble entendu qu&#8217;une bonne part du score de la droite populaire est due à la réticence de son électorat. C&#8217;est une forme de sanction, certes, mais aux conséquences modérées. Une façon de tirer à blanc — si vous me passez l&#8217;expression — qui n&#8217;aura pas nécessairement de conséquences lors d&#8217;un scrutin national. C&#8217;est une chose de taper sur les doigts de son camps lors d&#8217;une élection territoriale ; c&#8217;en est une autre que de favoriser la victoire des adversaires lors des élections présidentielle ou générales. On peut ainsi former l&#8217;hypothèse que la même irritation des sympatisants de la droite ne produira pas les mêmes conséquences en 2012.</p>
<p>L&#8217;abstention, cependant, n&#8217;est pas constituée des seuls électeurs de droite fâchés. Et la gauche aurait tort de se rengorger. Car la victoire en pourcentage — qui semble promise — masque une incapacité persistante à mobiliser massivement son électorat. A cet égard, l&#8217;abstention n&#8217;est pas seulement une manifestation de distance avec la politique ou avec la majorité parlementaire, elle est aussi le signe d&#8217;une défiance à l&#8217;endroit de l&#8217;alternative politique de gauche.</p>
<p>Au reste, la concurrence croissante de la composante écologiste posera sans doute des problèmes lors des échéances nationales. Car la subordination des élections générales à l&#8217;élection présidentielle peut induire des stratégies non coopératives très handicapantes<sup><a href="http://dinersroom.eu/4497/elections-regionales-un-desastre-en-trompe-loeil-pour-la-droite/#footnote_0_4497" id="identifier_0_4497" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="La n&eacute;cessit&eacute; de faire un score &agrave; l&amp;#8217;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle pour exister lors des &eacute;lections g&eacute;n&eacute;rales implique que toutes formations doivent proposer un candidat. Ce qui nuit &agrave; la dynamique de premier tour pour le camp le plus parcellis&eacute;.">1</a></sup>. Dans un scrutin uninominal — tel que l&#8217;élection présidentielle —, les écarts de premier tour peuvent être déterminants. Et les voix écologistes qui manqueraient au candidat socialiste lors du premier tour pèseront sur le sort de l&#8217;élection ; davantage que dans un scrutin de liste en tous les cas. Daniel Cohn-Bendit, qui a suggéré l&#8217;abandon d&#8217;une candidature écologiste pour la présidence contre un accord de législature aux élections générales a pointé le danger.</p>
<p>On ne devrait pas, d&#8217;ailleurs, conclure trop vite des résultats des élections européennes et régionales. Les bons scores obtenus par Europe écologie ne garantissent pas nécessairement la pérennité de cette demande politique. Intuitivement, j&#8217;ai tendance à penser qu&#8217;il existe une partie de cet électorat caractérisé par une haute volatilité. Déçue du parti socialiste, elle a pu se tourner vers le Modem par libéralisme de gauche, puis vers les écologistes lorsqu&#8217;ils sont représentés par la figure de Daniel Cohn-Bendit. De façon générale, ces électeurs non captifs cherchent des alternatives à un Parti socialiste parfois désolant de surmoi marxiste. Ils constituent donc une force peu fidèle et prompte à nourrir les espoirs et déceptions des projets politiques aventureux.</p>
<p>Le sort du Modem et de François Bayrou m&#8217;apparaît plus compromis. C&#8217;est  une question de crédibilité politique qui sera, m&#8217;est avis, difficile à  rétablir. Rien ne dit qu&#8217;il n&#8217;existe pas un espace politique pour un  centre au barycentre de gauche, mais la gestion politique du Modem l&#8217;a  provisoirement asséché. Je ne crois donc plus guère au destin de  François Bayrou, qui a su décevoir un électorat prompt à affluer comme à  refluer<sup><a href="http://dinersroom.eu/4497/elections-regionales-un-desastre-en-trompe-loeil-pour-la-droite/#footnote_1_4497" id="identifier_1_4497" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Mais Nicolas, sur Meilcour.fr, lui  laisse le b&eacute;n&eacute;fice du temps.">2</a></sup>.</p>
<p>Je réserve mon opinion sur les scores du Front National<sup><a href="http://dinersroom.eu/4497/elections-regionales-un-desastre-en-trompe-loeil-pour-la-droite/#footnote_2_4497" id="identifier_2_4497" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="J&amp;#8217;aimerais bien savoir si les &eacute;lecteurs de Philippe de Villiers l&amp;#8217;ont suivi dans son alliance avec l&amp;#8217;UMP, ou s&amp;#8217;ils se sont retourn&eacute;s vers le FN.">3</a></sup>. Disons simplement qu&#8217;il n&#8217;a pas été éliminé du jeu politique. Mais rien ne dit qu&#8217;il continuera de peser sur les chances de la droite populaire. Je le crois toujours susceptible de fournir un appréciable renfort au Président Sarkozy si ce dernier choisit de se représenter en 2012. En tous les cas, beaucoup de choses dépendront de la ligne politique adoptée par les successeurs de Jean-Marie Le Pen.</p>
<p>Ceci pour dire que le score de la droite populaire n&#8217;autorise pas nécessairement l&#8217;optimisme de la gauche, non plus que le pessimisme de l&#8217;UMP. Certes, cela va grogner dans les sections ; perdre des places d&#8217;élu ne prédispose pas les militants à l&#8217;enthousiasme. Et l&#8217;UMP, sans doute, devrait choyer ses partisans mieux qu&#8217;il ne le fait aujourd&#8217;hui. Mais je donne toujours à la droite un avantage structurel pour les futures échéances nationales.</p>
<p>Et finalement, le seul échec véritable de la droite, c&#8217;est le score piteux des listes du NPA. Cela profite au Front de gauche, et par là, aux chances électorales du Parti socialiste.</p>
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<br><ol class="footnotes"><li id="footnote_0_4497" class="footnote">La nécessité de faire un score à l&#8217;élection présidentielle pour exister lors des élections générales implique que toutes formations doivent proposer un candidat. Ce qui nuit à la dynamique de premier tour pour le camp le plus parcellisé.</li><li id="footnote_1_4497" class="footnote">Mais Nicolas, sur Meilcour.fr, <a href="http://www.meilcour.fr/polito/bayrou-finit-son-calvaire-exsangue.html">lui  laisse</a> le bénéfice du temps.</li><li id="footnote_2_4497" class="footnote">J&#8217;aimerais bien savoir si les électeurs de Philippe de Villiers l&#8217;ont suivi dans son alliance avec l&#8217;UMP, ou s&#8217;ils se sont retournés vers le FN.</li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Élections européennes : j&#8217;ai fait mon choix. Merci François Bayrou.</title>
		<link>http://dinersroom.eu/2653/elections-europeennes-jai-fait-mon-choix-merci-francois-bayrou/</link>
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		<pubDate>Fri, 05 Jun 2009 15:25:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jules</dc:creator>
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		<description><![CDATA[C&#8217;est peu de dire que je nageais dans l&#8217;incertitude il y a quelques heures encore. Comme souvent, j&#8217;ai procédé par élimination plutôt que par élection. Quel tableau s&#8217;offrait à ma délibération citoyenne ? Parmi les formations susceptibles de missionner un représentant au Parlement, j&#8217;ai éliminé derechef le Front National, pour cause d&#8217;hostilité à l&#8217;union européenne, le NPA, pour cause d&#8217;indifférence à l&#8217;idée européenne. Sans compter que l&#8217;une et l&#8217;autre formation professent des idéologies qui me sont fort lointaines. Le Front de gauche et Libertas n&#8217;ont pas davantage retenu mon attention. Hors préjugé partisan, leur approche de l&#8217;Europe est empreinte d&#8217;une hypocrisie tribunitienne qu&#8217;il ne me plaît pas d&#8217;appuyer. Sans compter que l&#8217;Union européenne semble constitue  pour eux un simple instrument de différenciation politique ; un outil de marketing au service d&#8217;une existence nationale. Restaient donc quatre listes : celle de l&#8217;UMP, menée par Michel Barnier. Celle du Parti socialiste, conduite par Harlem Désir. Celle du Modem, avec Marielle de Sarnez. Celle d&#8217;Europe écologie, avec Daniel Cohn-Bendit. Malgré mon préjugé social-libéral, je n&#8217;ai pas mis longtemps à éliminer le Parti socialiste. Les tergiversations socialo-centrées de la constitution des listes et le parti pris presque exclusivement anti-gouvernemental de la campagne m&#8217;ont dissuadé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est peu de dire que je nageais dans l&#8217;incertitude il y a quelques heures encore.</p>
<p>Comme souvent, j&#8217;ai procédé par élimination plutôt que par élection.</p>
<p>Quel tableau s&#8217;offrait à ma délibération citoyenne ?</p>
<p>Parmi les formations susceptibles de missionner un représentant au Parlement, j&#8217;ai éliminé derechef le Front National, pour cause d&#8217;hostilité à l&#8217;union européenne, le NPA, pour cause d&#8217;indifférence à l&#8217;idée européenne. Sans compter que l&#8217;une et l&#8217;autre formation professent des idéologies qui me sont fort lointaines.</p>
<p>Le Front de gauche et Libertas n&#8217;ont pas davantage retenu mon attention. Hors préjugé partisan, leur approche de l&#8217;Europe est empreinte d&#8217;une hypocrisie tribunitienne qu&#8217;il ne me plaît pas d&#8217;appuyer. Sans compter que l&#8217;Union européenne semble constitue  pour eux un simple instrument de différenciation politique ; un outil de marketing au service d&#8217;une existence nationale.</p>
<p>Restaient donc quatre listes : celle de l&#8217;<em>UMP</em>, menée par Michel Barnier. Celle du <em>Parti socialiste</em>, conduite par Harlem Désir. Celle du <em>Modem</em>, avec Marielle de Sarnez. Celle d&#8217;<em>Europe écologie</em>, avec Daniel Cohn-Bendit.</p>
<p>Malgré mon préjugé social-libéral, je n&#8217;ai pas mis longtemps à éliminer le Parti socialiste. Les tergiversations socialo-centrées de la constitution des listes et le parti pris presque exclusivement anti-gouvernemental de la campagne m&#8217;ont dissuadé de leur accorder mon suffrage. Pour un parti qui se prétendait légataire d&#8217;une ambition européenne, l&#8217;indifférence presque assumée à l&#8217;endroit des questions extra-nationales a refroidi un enthousiasme déjà bien tiède.</p>
<p>Quoique de gauche par tradition élective, j&#8217;ai considéré un vote UMP.</p>
<p>Pour avoir rencontré Michle Barnier à quelques reprises, il me semblait que son engagement européen — malgré quelques tortillements gouvernementaux — justifiait que l&#8217;on s&#8217;y intéresse.</p>
<p>Mais j&#8217;ai néanmoins écarté cette option pour trois raisons.</p>
<p>Passons sur le soutien affirmé à José Manuel Barroso<sup><a href="http://dinersroom.eu/2653/elections-europeennes-jai-fait-mon-choix-merci-francois-bayrou/#footnote_0_2653" id="identifier_0_2653" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Apr&egrave;s tout, c&amp;#8217;&eacute;tait plut&ocirc;t une marque de conviction plut&ocirc;t que d&amp;#8217;opportunisme.">1</a></sup>.</p>
<p>La première chose est que l&#8217;UMP, comme le Parti socialiste, a donné à la consultation électorale les allures d&#8217;un plébiscite sur la politique — voire la personne — du Président de la République<sup><a href="http://dinersroom.eu/2653/elections-europeennes-jai-fait-mon-choix-merci-francois-bayrou/#footnote_1_2653" id="identifier_1_2653" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="L&amp;#8217;un des slogans qui s&amp;#8217;affiche en ce moment sur le site de l&amp;#8217;UMP est : &amp;laquo;&amp;nbsp;Le 7 juin, je vote pour la majorit&eacute; pr&eacute;sidentielle&amp;laquo;&amp;nbsp;. Il y aurait d&eacute;j&agrave; &agrave; dire sur la notion de &amp;laquo;&amp;nbsp;majorit&eacute; pr&eacute;sidentielle&amp;nbsp;&amp;raquo; dans une &eacute;lection interne. Mais pour une &eacute;lection europ&eacute;enne, c&amp;#8217;est affligeant.">2</a></sup>. Et il ne me sied pas d&#8217;y être associé.</p>
<p>La seconde chose est que les députés européens de l&#8217;UMP déterminent souvent leur vote en fonction de considérations de politique interne — se désolidarisant en cela des autres membres du PPE. C&#8217;est ainsi qu&#8217;ils se mettent au service de la gloire du Président de la République française plutôt qu&#8217;à celle des peuples de l&#8217;Union. Autrement dit, ils exportent les querelles domestiques là où elles ne devraient pas trouver asile.</p>
<p>La troisième chose est que la politique de constitution des listes n&#8217;a pas été marquée — il s&#8217;en faut de beaucoup — par le souci de faire luire l&#8217;engagement européen du parti majoritaire. Davantage pas celui d&#8217;offrir de confortables pantoufles aux personnels méritants du Parti ou en disgrâce présidentielle. Une sorte d&#8217;outil de management des ressources humaines de l&#8217;UMP. En atteste le cas de Rachida Dati, sur lequel il n&#8217;est guère besoin de disserter.</p>
<p>Si l&#8217;on ajoute à cela que l&#8217;on prête à Michel Barnier d&#8217;autres ambitions que le seul siège de parlementaire, et l&#8217;on comprendra que le vernis dont je créditais l&#8217;UMP contre le PS s&#8217;est bien vite écaillé.</p>
<p>Demeuraient le Modem et Europe écologie.</p>
<p><em>Pour</em> le Modem, une tradition d&#8217;engagement européen et des parlementaires traditionnellement impliqués dans leur tâche<sup><a href="http://dinersroom.eu/2653/elections-europeennes-jai-fait-mon-choix-merci-francois-bayrou/#footnote_2_2653" id="identifier_2_2653" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Si l&amp;#8217;on excepte Fran&ccedil;ois Bayrou.">3</a></sup>. <em>Contre</em>, le choix d&#8217;une campagne bien plus centrée sur la question nationale que sur l&#8217;avenir de l&#8217;Union<sup><a href="http://dinersroom.eu/2653/elections-europeennes-jai-fait-mon-choix-merci-francois-bayrou/#footnote_3_2653" id="identifier_3_2653" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Nonobstant les d&eacute;n&eacute;gations de Fran&ccedil;ois Bayrou.">4</a></sup> et une couche de peinture socio-républicaine sur la tradition démocrate et libérale du parti centriste.</p>
<p><em>Pour</em> Europe écologie, la même tradition d&#8217;engagement européen et le refus d&#8217;une hostilité stricte au mécanisme du marché ; ceci porté par la personnalité de Daniel Cohn-Bendit. <em>Contre</em>, la curieuse alliance avec l&#8217;<em>alter-mondialisme</em>, hostile au marché comme à sa régulation supra-étatique ; ceci porté par la personnalité de José Bové. Bref, une alliance de la carpe et du lapin teintée d&#8217;opportunisme.</p>
<p>Et c&#8217;est là que je dois des remerciements à François Bayrou.</p>
<p>Ses saillies et son comportement à l&#8217;endroit de Daniel Cohn-Bendit m&#8217;ont convaincu que les listes du Modem ne méritaient pas mon vote.</p>
<p>Ce qui sourdait de façon vague et incertaine m&#8217;est soudainement apparu avec netteté : Comme le vote pour l&#8217;UMP — ou le PS — le vote Modem tient du plébiscite, mais pour François Bayrou. Ce dernier a entendu asservir toute consultation électorale — et son parti — à son ambition présidentielle.</p>
<p>Qu&#8217;on ne se méprenne pas. Les aspirations de François Bayrou ne m&#8217;apparaissent pas viles ou indignes. Et pas davantage la constitution d&#8217;une force politique susceptible de les soutenir.</p>
<p>Cependant, je juge trop lourd le prix qu&#8217;il fait payer aujourd&#8217;hui au débat public. De son manifeste anti-sarkoziste à sa dénonciation outrancière des médias, il y a là une frontière imperceptible qui méritait de ne pas être franchie. Elle le fut hier, et non sans goujaterie.</p>
<p>Je m&#8217;interrogeais ces derniers mois : François Bayrou méritait-il de rejoindre le Président Sarkozy et Ségolène Royal au banquet de l&#8217;évangélisme politique opportuniste ?</p>
<p>L&#8217;incident d&#8217;hier lève mes doutes.</p>
<p>Et selon moi, il a dû perturber quelques autres centristes de gauche qui, délaissant le parti socialiste, hésitaient entre le Modem et les verts<sup><a href="http://dinersroom.eu/2653/elections-europeennes-jai-fait-mon-choix-merci-francois-bayrou/#footnote_4_2653" id="identifier_4_2653" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="La porosit&eacute; de ces deux formations est d&amp;#8217;ailleurs remarquable.">5</a></sup>. Ma défiance nouvelle devrait être partagée par d&#8217;autres, comme le <a href="http://ericdupin.blogs.com/murmures/2009/06/marchaisien-bayrou.html">suggère</a> aujourd&#8217;hui Éric Dupin.</p>
<p>Au delà, je concède que l&#8217;incident marquera durablement le jugement que je porte sur François Bayrou. Et je ne suis plus loin de partager les opinions de mes amis <a href="http://www.authueil.org/?2009/06/05/1345-je-n-ai-jamais-pu-supporter-bayrou">Authueil</a> et <a href="http://feedproxy.google.com/~r/KoztoujoursTuMintresses/~3/iFvVeyRSAsg/">Koz</a>, qui n&#8217;ont jamais nourri, il est vrai, de véritable sympathie pour le personnage politique.</p>
<p>Pour effacer la fêlure, et séduire à nouveau une électorat aujourd&#8217;hui <em>ap<strong>ar</strong>tide</em><sup><a href="http://dinersroom.eu/2653/elections-europeennes-jai-fait-mon-choix-merci-francois-bayrou/#footnote_5_2653" id="identifier_5_2653" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Un n&eacute;ologisme in&eacute;l&eacute;gant dont je ne suis n&eacute;anmoins pas peu fier.">6</a></sup>, il faudra un peu plus que du temps. François Bayou devra concéder son tort et faire amende honorable. Sinon avec sincérité, au moins de façon crédible. Mais ce n&#8217;est pas, il s&#8217;en faut de beaucoup, la tradition nationale.</p>
<p>Alors, concluons en guise de boutade que l&#8217;épisode d&#8217;hier aura au moins un bénéficiaire lointain : ce futur et inconnu candidat du Parti socialiste aux élections présidentielle.</p>
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<br><ol class="footnotes"><li id="footnote_0_2653" class="footnote">Après tout, c&#8217;était plutôt une marque de conviction plutôt que d&#8217;opportunisme.</li><li id="footnote_1_2653" class="footnote">L&#8217;un des slogans qui s&#8217;affiche en ce moment sur le site de l&#8217;UMP est : &laquo;&nbsp;<em>Le 7 juin, je vote pour la majorité présidentielle</em>&laquo;&nbsp;. Il y aurait déjà à dire sur la notion de &laquo;&nbsp;<em>majorité présidentielle</em>&nbsp;&raquo; dans une élection interne. Mais pour une élection européenne, c&#8217;est affligeant.</li><li id="footnote_2_2653" class="footnote">Si l&#8217;on excepte François Bayrou.</li><li id="footnote_3_2653" class="footnote">Nonobstant les dénégations de François Bayrou.</li><li id="footnote_4_2653" class="footnote">La porosité de ces deux formations est d&#8217;ailleurs remarquable.</li><li id="footnote_5_2653" class="footnote">Un néologisme inélégant dont je ne suis néanmoins pas peu fier.</li></ol>]]></content:encoded>
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