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	<title>Diner’s Room &#187; sondages</title>
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		<title>Ensemble, tout devient-il possible en 2012 ?</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Feb 2010 13:57:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jules</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans ce monde où la corruption des valeurs morales étend chaque jour davantage son empire, le service de l&#8217;avenir ne doit pas céder devant la myopie des médiocres. Selon l&#8217;institut BVA et l&#8217;Express, la cote de confiance du Président Sarkozy chute pour s&#8217;établir à 39% d&#8217;opinions favorables contre 56% d&#8217;opinions défavorables. A l&#8217;inverse, Dominique Strauss-Kahn démontre une popularité dodue1 pour l&#8217;échantillon représentatif de la population âgée de 18 ans et plus. La belle affaire. Que l&#8217;action d&#8217;un Président en exercice fasse l&#8217;objet de doutes n&#8217;est en rien une nouveauté. François Mitterrand, dans la première partie de l&#8217;année 1986, avait connu une chute brutale de sa cote de confiance2. Et Jacques Chirac en 2000 établissait des records d&#8217;impopularité dans une configuration politique pourtant favorable. Ceci pour dire que le jugement de l&#8217;opinion sur l&#8217;action d&#8217;un dirigeant ne préjuge pas nécessairement d&#8217;un vote futur3. Tarte à la crème goûtée, donc, que peut-on imaginer du destin du Président Sarkozy  s&#8217;il sollicite à nouveau le suffrage de la Nation ? Tout dépendra, peut-on penser, de trois facteurs. La situation sociale sera le premier d&#8217;entre eux. Que le niveau d&#8217;emploi — et de chômage — soit durablement affecté par la situation économique, et les électeurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_4347" class="wp-caption alignleft" style="width: 183px"><img class="size-medium wp-image-4347" title="346px-Sarkozyjaponais" src="http://dinersroom.eu/wp-content/uploads/2010/02/346px-Sarkozyjaponais-173x300.jpg" alt="Crédit Kenji-Baptiste OIKAWA ; creative commons" width="173" height="300" /><p class="wp-caption-text">Crédit Kenji-Baptiste OIKAWA ; creative commons</p></div>
<p>Dans ce monde où la corruption des valeurs morales étend chaque jour davantage son empire, le service de l&#8217;avenir ne doit pas céder devant la myopie des médiocres.</p>
<p>Selon l&#8217;institut BVA et l&#8217;Express, la cote de confiance du Président Sarkozy chute pour s&#8217;établir à 39% d&#8217;opinions favorables contre 56% d&#8217;opinions défavorables. A l&#8217;inverse, Dominique Strauss-Kahn démontre une popularité dodue<sup><a href="http://dinersroom.eu/4331/ensemble-tout-devient-il-possible-en-2012/#footnote_0_4331" id="identifier_0_4331" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="53% des personnes interrog&eacute;es lui souhaitent une plus grande influence dans la politique fran&ccedil;aise.">1</a></sup> pour l&#8217;échantillon représentatif de la population âgée de 18 ans et plus. La belle affaire.</p>
<p>Que l&#8217;action d&#8217;un Président en exercice fasse l&#8217;objet de doutes n&#8217;est en rien une nouveauté. François Mitterrand, dans la première partie de l&#8217;année 1986, avait connu une chute brutale de sa cote de confiance<sup><a href="http://dinersroom.eu/4331/ensemble-tout-devient-il-possible-en-2012/#footnote_1_4331" id="identifier_1_4331" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Qui l&amp;#8217;avait au reste accompagn&eacute; jusqu&amp;#8217;&agrave; l&amp;#8217;&eacute;lection de 1998.">2</a></sup>. Et Jacques Chirac en 2000 établissait des records d&#8217;impopularité dans une configuration politique pourtant favorable. Ceci pour dire que le jugement de l&#8217;opinion sur l&#8217;action d&#8217;un dirigeant ne préjuge pas nécessairement d&#8217;un vote futur<sup><a href="http://dinersroom.eu/4331/ensemble-tout-devient-il-possible-en-2012/#footnote_2_4331" id="identifier_2_4331" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Valery Giscard d&amp;#8217;Estaing pouvait en 1980 s&amp;#8217;enorgueillir d&amp;#8217;une cote de confiance plut&ocirc;t &eacute;lev&eacute;e.">3</a></sup>.</p>
<p>Tarte à la crème goûtée, donc, que peut-on imaginer du destin du Président Sarkozy  s&#8217;il sollicite à nouveau le suffrage de la Nation ?</p>
<p>Tout dépendra, peut-on penser, de trois facteurs.</p>
<p>La <em><strong>situation sociale</strong> </em>sera le premier d&#8217;entre eux. Que le niveau d&#8217;emploi — et de chômage — soit durablement affecté par la situation économique, et les électeurs pourraient se montrer sévères. Si une situation économique convenable ne garantit pas la satisfaction des électeurs, l&#8217;inverse ne les conduit pas nécessairement à punir le dirigeant en place. Mais encore faut-il que les conséquences sociales de cette situation ne soient pas trop désespérantes.</p>
<p>D&#8217;une certaine façon, la crise mondiale a été une chance pour le Président Sarkozy, car l&#8217;échec de ses promesses économiques peut être imputé à des éléments qui le dépassent. Mais si les conditions économiques s&#8217;améliorent, l&#8217;hiver des attentes sociales connaîtra le dégel, et avec le dégel, le printemps de frustrations. La reprise de la croissance économique, parce qu&#8217;elle précède nécessairement la répartition de ses fruits, suscite toujours des ronchonnements<sup><a href="http://dinersroom.eu/4331/ensemble-tout-devient-il-possible-en-2012/#footnote_3_4331" id="identifier_3_4331" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Sans compter la n&eacute;cessit&eacute; de r&eacute;tablir les comptes publics, qui s&amp;#8217;effacera, cela va sans dire, devant les n&eacute;cessit&eacute;s &eacute;lectorales.">4</a></sup>. Contrairement aux apparences, donc, le retour d&#8217;une situation économique plus prometteuse pourrait défavoriser le Président Sarkozy plutôt que l&#8217;avantager.</p>
<p>La <strong><em>question politique</em></strong> sera le second facteur.</p>
<p>Je ne crois pas que l&#8217;élection de 2012 se jouera sur le projet politique. Il se jouera donc sur l&#8217;état des forces politiques.</p>
<p>L&#8217;élection de 2007, me semble-t-il, avait été déterminée tout à la fois par le projet politique du Président Sarkozy la personnalité du même et la personnalité de son opposante principale<sup><a href="http://dinersroom.eu/4331/ensemble-tout-devient-il-possible-en-2012/#footnote_4_4331" id="identifier_4_4331" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Fran&ccedil;ois Bayrou avait alors offert un refuge &agrave; ceux qui s&amp;#8217;effaraient ses uns et des autres.">5</a></sup>. Pour le dire vite, ledit projet reposait sur un triptyque fait de <em>volontarisme politique</em>, de <em>réformes structurelles</em>, et d&#8217;un<em> renouvellement des valeurs</em><sup><a href="http://dinersroom.eu/4331/ensemble-tout-devient-il-possible-en-2012/#footnote_5_4331" id="identifier_5_4331" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le contenu &eacute;tait plus ambigu.">6</a></sup>. Du fait de son originalité, il dominait  les alternatives plus conventionnelles de ses concurrents. Et la question idéologique avait alors un parfum  référendaire.</p>
<p>Je crois le parti socialiste tout à fait incapable de produire une telle perspective politique qu&#8217;elle oblige ses adversaires à se déterminer par rapport à elle. On peut faire confiance à l&#8217;organisation et aux personnalités qui l&#8217;animent pour élaborer un long catalogue de mesures où la &laquo;&nbsp;<em>solidarité</em>&nbsp;&raquo; figurera quatre fois par ligne et la &laquo;&nbsp;<em>République</em>&nbsp;&raquo; à chaque paragraphe. Rien de quoi agiter les âmes<sup><a href="http://dinersroom.eu/4331/ensemble-tout-devient-il-possible-en-2012/#footnote_6_4331" id="identifier_6_4331" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="peut-&ecirc;tre pour le mieux, d&amp;#8217;ailleurs. La modestie de l&amp;#8217;ambition n&amp;#8217;est pas un vice de l&amp;#8217;action politique ; seulement de la conqu&ecirc;te du pouvoir.">7</a></sup>. Le Président Sarkozy, pour sa part, ne pourra se prévaloir de l&#8217;idée de rupture ; ou alors, d&#8217;une façon purement rhétorique qui ne trompera personne. Exit, donc, une élection sur le projet.</p>
<p>Pour ce qui est du rapport des forces politiques, on doit avoir égard aux organisations et aux hommes.</p>
<p>Le parti socialiste risque de payer le succès annoncé de la gauche aux élections régionales. Le parti de gauche et les verts — ses alliés naturels — seront tentés de se compter aux élections présidentielles. Et il n&#8217;est pas certain qu&#8217;une candidature unique socialiste leur agrée, faute, pour les socialistes, de pouvoir leur rétrocéder suffisamment de places éligibles aux élections générales qui suivront. Dès lors, le premier tour pourrait à nouveau voir le candidat socialiste distancé.</p>
<p>La droite, malgré sa faiblesse électorale actuelle, conserve un socle qui se portera naturellement sur le Président Sarkozy s&#8217;il concoure. Cependant, l&#8217;hégémonie de l&#8217;UMP sur les forces de droite amenuise la possibilité de construire une majorité de second tour. Aussi bien, dans cette optique, le succès d&#8217;une candidature centriste pourrait cette fois-ci servir le Président Sarkozy. En prenant à la gauche au premier tour, d&#8217;une part ; en constituant un réservoir de voix de droite modérée pour le second tour, d&#8217;autre part.</p>
<p>Concernant les hommes, le parti socialiste laisse peser une incertitude qui ne le servira pas. Et, contrairement à 2007, il se pourrait que le goût de l&#8217;aventure ait passé à l&#8217;électorat. On ne croit donc pas que Ségolène Royal parviendra, cette fois, à convaincre son camp. La distance de Dominique Strauss-Kahn peut servir sa popularité, mais elle lui nuira lorsqu&#8217;il s&#8217;agira de tisser des liens avec la Nation. Assez étrangement, Martine Aubry et François Hollande pourraient apparaître comme des candidats crédibles.</p>
<p>Mais le seront-ils contre le Président Sarkozy ?</p>
<p>D&#8217;une certaine manière, c&#8217;est la modestie de leur destin qui pourrait les servir. Si une alternative doit être proposée à la personne du Président, une certaine réserve — jospinienne — peut faire luire un concurrent plus que l&#8217;effacer. Et, pour peu qu&#8217;ils parviennent à se dévêtir des frusques grises de premier secrétaire du parti socialiste, ils pourraient proposer une fraîcheur inattendue aux électeurs<sup><a href="http://dinersroom.eu/4331/ensemble-tout-devient-il-possible-en-2012/#footnote_7_4331" id="identifier_7_4331" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Surtout parce qu&amp;#8217;ils ne l&amp;#8217;attendront pas. Bertrand Delano&euml; y est parvenu en 2001.">8</a></sup> .</p>
<p><strong><em>L&#8217;impondérable</em></strong> sera le troisième facteur.</p>
<p>On ne peut exclure l&#8217;une de ces éruptions qui dresse une partie de la Nation contre le Gouvernement et affaibli d&#8217;autant le Président en exercice. Une réaction inadaptée et ses capacités de dirigeants apparaîtront moins certaines ; en particulier aux yeux de ses partisans.</p>
<p>On doit avoir égard également aux intérêts de ses concurrents au sein de la droite.</p>
<p>Il n&#8217;est guère de raison de croire aux chances de Dominique de Villepin. Non plus qu&#8217;à une véritable capacité de nuisance. S&#8217;il peut représenter une forme d&#8217;étendard gaulliste, son électorat potentiel constituera, au pire — ou au mieux — qu&#8217;un renfort accessoire de second tour.</p>
<p>En revanche, les ambitieux de 2017 pourrait songer que dix années de présidence Sarkozy, après douze années de présidence Chirac, offrent des chances raisonnables à la gauche pour la prochaine échéance. Aussi bien, à la manière de Jacques Chirac en 1981, s&#8217;efforceront-ils de soutenir le Président comme la corde le pendu. On pense en particulier à Jean-François Copé, mais nul doute que d&#8217;autres personnalité ne s&#8217;interdisent rien.</p>
<p>Pour autant, à ce jour, les chances de réélection du Président Sarkozy n&#8217;apparaissent pas minces. Plus importantes, en tous les cas, que ce que semblent lui promettent les enquêtes de satisfaction.</p>
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<br><ol class="footnotes"><li id="footnote_0_4331" class="footnote">53% des personnes interrogées lui souhaitent une plus grande influence dans la politique française.</li><li id="footnote_1_4331" class="footnote">Qui l&#8217;avait au reste accompagné jusqu&#8217;à l&#8217;élection de 1998.</li><li id="footnote_2_4331" class="footnote">Valery Giscard d&#8217;Estaing pouvait en 1980 s&#8217;enorgueillir d&#8217;une cote de confiance plutôt élevée.</li><li id="footnote_3_4331" class="footnote">Sans compter la nécessité de rétablir les comptes publics, qui s&#8217;effacera, cela va sans dire, devant les nécessités électorales.</li><li id="footnote_4_4331" class="footnote">François Bayrou avait alors offert un refuge à ceux qui s&#8217;effaraient ses uns et des autres.</li><li id="footnote_5_4331" class="footnote">Le contenu était plus ambigu.</li><li id="footnote_6_4331" class="footnote">peut-être pour le mieux, d&#8217;ailleurs. La modestie de l&#8217;ambition n&#8217;est pas un vice de l&#8217;action politique ; seulement de la conquête du pouvoir.</li><li id="footnote_7_4331" class="footnote">Surtout parce qu&#8217;ils ne l&#8217;attendront pas. Bertrand Delanoë y est parvenu en 2001.</li></ol>]]></content:encoded>
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